SCÈNE XL
Les Mêmes, GÀILLARDIN revenant; il porte deux plats à la main, un grand pain long, sous un bras , une bouteille sous l'autre, et trois couronnes de pain sur la Le Le.
gaillardin, en chantant Il est trop dangereux de glisser
( fie retournant j et criant : ) Veux-tu bien lâcher * maudit animal?
TOUS
Qu'est-ce donc ?
GAILLARDIN.
Cet imbécille d'âne qui prend mon chapeau de paille pour une botte de foin... ah ! ah ! ah !
TOUS
Àh ! ah ! ah ! pour une botte de foin.
Mad. GIMARD.
Oh! oh! si Gaillardin se met une fois à dire des bêtises, nous allons rire.
GAILLARDIN.
Après ça, il faut bien que tout le monde vive... A. qui la daube ?
Mad. DESCHAMPS.
A moi... là, au milieu.
DESCHAMPS
Comment , au milieu !... où mettra-ton la soupe ?
GAILLARDIN.
Tiens, la soupe?... Est-ce qu'il y en a jamais dans un dîner sur l'herbe?
DESCHAMPS
Pas de soupe!... eh bien! par exemple! comment donc ferai-je pour prendre ma rhubarbe ?
Mlle. DUSSAUSSET.
Vous la prendrez demain.
gimard et griffon, rentrant et portant un grand panier.
Venez donc k notre aide.
gaillardin..
C'est juste, c'est juste... Dieu! ce pauvre M. Gimard est-il chargé !... c'est le grand panier aux comestibles... toute la boutique de madame Chevet. {Le panier est placé sur le devant du théâtre ; Gaillardin en tire les divers mets quil remet a De s champ s , qui les fait passer.) D'abord, le vrai gigot a la braise...
DESCHAMPS
C'est encore nous qui l'avons apporté..
Mad. gimari>.
Tiens! j'en ai un aussi*
Mlle &USSAUSSET.
Et nous aussi...