‹ Le dîner sur l'herbe, tableau-vaudeville en un acteChapitre 25 sur 28 · TOUS LES AUTRES · texte numérisé non relu

TOUS LES AUTRES

Qu'entends-je , ô ciel ! quoi , c'est la fille I Ah ! c'est charmant pour la famille ; Et c'est Prosper le séducteur ; Nous en rirons , et de bon cœur.

{A la fin de ce morceau les acteurs prennent leur place dans l'ordre suivant , le premier à ia^^^f^^u spectateur). Aa laN/ffl® ^lC S^Lrf

Prosper y Dussaussct^ madame Deschamps y Marianne y Deschamps j Gaillardin , B rémont , mademoiselle Dussausset et Griffon , Mimi> M. et Mad. Gimard.

brémont , bas à Gaillardin.

Voici l'occasion que je désirais.

GAILLARDIN.

Je vous comprends.

m. et Mad. deschamps, aux deux jeunes gens. Est-ce là les exemples que je vous ai donnés ?

GAILLARDIN.

Arrêtez !... à quoi bon ces déclamations paternelles et intempestives!... prétendu trahi, père et mère offensés , épargnez- vous des tirades inutiles... le mal est fait... chez moi comme chez vous, le premier moment a été à la surprise... le second a l'indignation... le troisième a la réflexion... je me suis dit : « ces jeunes gens s'aiment , » ils s'adorent... c'est une passion secrète qui est main- » tenant de notoriété publique... il n'y a donc qu'un » parti à prendre, c'est de les unir.» {A Brémont qui fait un geste. ) Je vous entends, M. Brémont... il en coûte à votre cœur; mnis vous êtes trop généreux pour vous opposer au bonheur de ces amants... il y a un rival préféré, et la véritable délicatesse consiste a céder la place, quand on ne peut pas faire autrement.

DESCHAMPS

Mais...

GAILLARDIN.

Je vous comprends,, M. Deschamps... M. Brémont vous apportait 60,000 fr. ; M. Prosper en a autant... son oncle me le disait, ce matin, et ne demande qu'à l'établir.

DUSSAUSSET.

C'est vrai... je ne m'en dédis pas.

DESCHAMPS

À la bonne heure... mais où dînerons-nous maintenant ?

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