TOUS LES AUTRES
Qu'entends-je , ô ciel ! quoi , c'est la fille I Ah ! c'est charmant pour la famille ; Et c'est Prosper le séducteur ; Nous en rirons , et de bon cœur.
{A la fin de ce morceau les acteurs prennent leur place dans l'ordre suivant , le premier à ia^^^f^^u spectateur). Aa laN/ffl® ^lC S^Lrf
Prosper y Dussaussct^ madame Deschamps y Marianne y Deschamps j Gaillardin , B rémont , mademoiselle Dussausset et Griffon , Mimi> M. et Mad. Gimard.
brémont , bas à Gaillardin.
Voici l'occasion que je désirais.
GAILLARDIN.
Je vous comprends.
m. et Mad. deschamps, aux deux jeunes gens. Est-ce là les exemples que je vous ai donnés ?
GAILLARDIN.
Arrêtez !... à quoi bon ces déclamations paternelles et intempestives!... prétendu trahi, père et mère offensés , épargnez- vous des tirades inutiles... le mal est fait... chez moi comme chez vous, le premier moment a été à la surprise... le second a l'indignation... le troisième a la réflexion... je me suis dit : « ces jeunes gens s'aiment , » ils s'adorent... c'est une passion secrète qui est main- » tenant de notoriété publique... il n'y a donc qu'un » parti à prendre, c'est de les unir.» {A Brémont qui fait un geste. ) Je vous entends, M. Brémont... il en coûte à votre cœur; mnis vous êtes trop généreux pour vous opposer au bonheur de ces amants... il y a un rival préféré, et la véritable délicatesse consiste a céder la place, quand on ne peut pas faire autrement.
DESCHAMPS
Mais...
GAILLARDIN.
Je vous comprends,, M. Deschamps... M. Brémont vous apportait 60,000 fr. ; M. Prosper en a autant... son oncle me le disait, ce matin, et ne demande qu'à l'établir.
DUSSAUSSET.
C'est vrai... je ne m'en dédis pas.
DESCHAMPS
À la bonne heure... mais où dînerons-nous maintenant ?