‹ Le Directoire et l'expédition d'Égypte: étude sur les tentatives du Directoire pour communiquerChapitre 2 sur 98 · II AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

II AVANT-PROPOS

les ramener? L'étude de ces questions révèle asse:& de faits mal connus ou oubliés, pour mériter d'être au moins essayée*. »

Ainsi limité, cet écrit a subi de nombreuses retouches, avant d'être soumis de nouveau à l'indulgence du public. Il se complète par deux tableaux des correspondances échangées entre le gouvernement et Bonaparte, pendant l'expédition d'Egypte. Dans un temps oîi la marche des nouvelles, d'ordinaire si lente, a été contrariée par tant d'obstacles particuliers, n'esl-il pas utile de savoir avec exactitude, quand Bonaparte a reçu des informations qui ont réglé sa conduite, et comment le Directoire a pu suivre d'aussi loin des événements, dont le contrecoup s'est toujours fait sentir en Europe? Pour ces tableaux, je n'ai pas craint de multiplier les détails. Car, si les menus faits ne doivent jamais embarrasser l'exposition historique, ils semblent au contraire à leur place dans des recherches spéciales, qui servent à l'auteur pour composer le récit, au lecteur pour le vérifier.

Les documents mis en œuvre ont été puisés dans nos dépôts publics. Les principaux sortent de la

1. Jusqu'ici, le colonel lung est le seul écrivain qui ait fait usage de ce travail; mais il s'en est servi pour appuyer des opinions historiques, qu'il ne m'est pas toujours possible de partager.

AVANT-PROPOS. ni

secrétairerie d'État du Directoire, aux archives nationales. Ils sont très disséminés dans ce fonds, et plusieurs des plus importants auraient pu m'échapper, sans un dépouillement à peu près intégral qu'il a fallu entreprendre pour préparer des travaux différents.

Aux affaires étrangères, j'ai consulté les corresr pondances de Turquie, Espagne, Angleterre, Gênes, Malte, Naples, etc., et les cartons de nos divers consulats sur la Méditerranée.

Le ministère de la marine a été mis à contribution pour les campagnes et la correspondance de 1798 et 1799; celui de la guerre, pour les armées -d'Angleterre, d'Orient, dltalie, et la correspondance générale.

On trouvera à la fin du volume un choix de pièces justificatives. Ce n'est pas sans quelque hésitation que je me décide à les publier; car l'expérience montre chaque jour avec plus d'évidence, l'inconvénient d'isoler ainsi les documents, de les détacher de toutes les pièces environnantes qui les expliquent, les complètent et les rectifient.

Est-il besoin de l'ajouter? toute allusion au temps présent a été absolument écartée. Mais l'histoire est pleine d'enseignements involontaires, d'espérances et de tristesses inconscientes. Peut-être, quelques-uns de ceux qui déplorent aujourd'hui de

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