La minute est de la main de Barras
gne résidant à Paris, prouvent jusqu'à la dernière évidence, que le gouvernement français n'a cessé de s'occuper sans relâche des mesures les plus efficaces, pour parvenir à un résultat si avantageux, si désirable pour la prospérité des deux États.
Aussitôt cette dépêche reçue, vous vous empresserez de faire auprès de Sa Majesté Catholique, les démarches les plus directes que vous pourrez, tendant à en obtenir Tordre positif de préparer et d'armer sans délai la tlotte de Cadix, afin qu'elle soit en état d'appareiller au moment où le contre-amiral Lacrosse, ou toute autre personne revêtue des pouvoirs du gouvernement français, se présentera pour en requérir Ja sortie.
Vous aurez soin, dans le cas où l'on exigerait quelques explications, d'assurer que cette mesure est indispensable pour favoriser l'expédition projetée depuis longtemps contce l'Irlande (ces explications seront données de vive * voix*); que l'Espagne est aussi intéressée au succès de cette importante expédition que la France elle-même ; que pour en faciliter les moyens au gouvernement français, il est de toute nécessité que la flotte de Cad^x fasse un mouvement quelconque,pour donner le change à l'ennemi commun, et faire par là une puissante diversion; que celte sortie provisoire et momentanée n'exige point la niùme quantité de vivres ni de munitions, que dans une expédition lointaine et de longue durée; que toute lenteur ou tout prétexte de refus de la part de l'Espagne dans cette mesure, donnerait à penser que la cour de Madrid, soit par considération ou par ménagement pour le plus cruel ennemi de la prospérité de ses États, n'a jamais été sincèrement attachée au système de l'alliance, et que, par une fausse politique ou des motifs quelconques, elle sacrifie ses intérêts les plus chers et ceux de