II. DR COURCELLES
Ta cousine n'en a pas.
eugénie.
Rassurez-vous, Alphonse; j’adore les fleurs!
( Alphonse lui donne la rose qu'il iicnl à la main.) Merci.
m. de counccLLEs, à Alphonse.
Partageons. ( // fui remet une partie de tes fleurs. ) Tiens, mets celles-ci dans ce vase; ( il j indique le vase à droite ) moi, je placerai le reste i dans l’autre. ( Alphonse va de suite au vase à gau- I cta, il le soulève, et se rassure en voyant qu’il n’y \ a rien. ) Eh bien , que fais-tu donc?... à droite... j à droite.
ALPHONSE
M’y voici, m'y voici.
eugénie , à pari.
Mon Dieül s’il avait eu cette idée quelques instans plus tôt.
m. DR councKLLts, se reculant pour regarder.
C’est d’un effet charmant! j’en appelle à ma femme.
EUCÉRIE.
Oui, mon ami, ces fleurs font très-bien.
M DR COORCRLLCS.
Cependant il faut convenir que lorsqu'on a faim, leur parfum ne vaut pas celui d’une côtelette.
Eugénie sonne, et Germain parait.
Le déjeuner?
germain.
II est prêt. J’attendais l'ordre de madame pour servir.
ri ciste.
Servez .
Germain va ver» ta coulis», fait un sigae. Deux domestiques entrent avec un plateau qu'ils dressent.
u or courcelles, 0 Germain.
Le notaire n’est pas venu?
GERMAIN
Non, monsieur.
M. DR COURCELLCS.
C’est singulier.
EUGENIE.
Vous l'attendiez, mon ami?
U. DK COURCLLLBS.
Oui, j’avais un acte à lui faire faire... au surplus, il u’est pÿs encore onze heures.
GERMAIN
Il est bien possible qu’il ne vienne pas du tout.
M. DR COURCELLES
Bah! pourquoi? ( Aux autres.) Mettons-nous toujours à table.
GERMAIN
Monsieur ne sait donc pas qu’il est arrivé un malheur ce matin ?