‹ Le dispensaire de la Caisse des ÉcolesChapitre 27 sur 35 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Situation financière.

Notre ignorance absolue de la science de la finance, nous procureile plaisir de demander à notre dévoué et infatigable trésorier, M. Paul Delille, les documents que nous publions dans ce chapitre.

M. Paul Delille avec sa complaisance habituelle, dont nous tenons à le remercier sincèrement, a bien voulu relever dans la comptabilité générale de la Caisse des Ecoles, les chiffres concernant le Dispensaire de la rue Oudinot, et suivant notre désir, les grouper en deux périodes de 9 années.

On trouvera p. 62-63 le tableau général des recettes et des dépenses et p. 64 le détail des recettes, c’est-à-dire l'origine des ressources du Dispensaire.

Enfin, nous avons dans un troisième tableau, établi le rapport entre les dépenses de fonctionnement et le nombre des enfants traités d’une part, puis, d'autre part, entre ces mêmes dépenses de fonctionnement et le nombre des consultations. Ce tableau a été, comme les précédents, établi par année, et divisé en 2 périodes de 9 années.

Au point de vue pratique, deux chiffres de la période

ie (té

1897-1903 sont à retenir, car nous n’avons à établir aucune comparaison entre l’une et l’autre période de 9 années. , 7

Chaque enfant inscrit au Dispensaire coûte en moyenne par an 6 fr. 87.

Chaque consultation donnée, y compris les médicaments emportés, les pansements ou les appareils, revient à 1 fr. 34.

Nous sommes bien persuadés que, suivant les tendances naturelles de leur esprit, ces « prix de revient » seront considérés comme excessifs par les uns ou ridiculement faibles par les autres, mais nous n’entreprendrons de les justifier pas plus vis-à-vis des parcimonieux que vis-à-vis des mégalomanes.

Nous rappellerons seulement que ce sont des moyennes susceptibles de varier considérablement d’une année à l’autre et qu'il suffit d'un hiver rigoureux ou d’un été très chaud, d'une épidémie de coqueluche ou de rougeole pour les voir augmenter dans des proportions très sensibles.

Jamais le D' Bresset n'a eu depuis 9 ans d’autre préoccupation que celle de « donner dans la plus large « mesure tous les médicaments nécessaires au traitement « des petits malades qui lui sont amenés et à distribuer « gratuitement tous les agents thérapeutiques que récla- « ment les affections qui se sont présentées à son « examen, »

Les mères de famille reçoivent à chaque consultation et emportent chez elles tout ce qui leur est nécessaire au traitement de leurs enfants malades, et cette thérapeutique en action, bien que limitée au nécessaire et toujours

; PONS ennemie de la plus petite prodigalité, ne laisse pas que d’être plus coûteuse qu'une cuillerée de sirop dépuratif

ou d'huile de foie de morue; mais, si elle est plus coûteuse, elle est certes plus efficace.

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