CONCLUSIONS
Pour ceux qui, comme nous, ont pu étudier dans ses détails le fonctionnement du Dispensaire pour Enfants qu'a fondé M. Charles Risler, il est incontestable que des Œuvres de ce genre sont de véritables écoles de puériculture, et après un exposé aussi complet que possible des résultats pratiques obtenus, nous nous croyons auto-
risés à en tirer les conclusions générales qui suivent :
I. — Les Dispensaires pour Enfants ne doivent. pas être seulement des distributions gratuites de médicaments à l'usage des écoliers anémiques, lymphatiques ou strumeux. Sans contester ni l'utilité, ni l'efficacité de ces distributions dé médicaments, nous sommes en droit d'attendre de ces œuvres de Bienfaisance privée, autre chose qu'un modeste complément de l'Inspection médicale des Ecoles.
IT. — Dans la lutte contre la mortalité infantile, les Dispensaires d'Enfants représentent la forme d'assistance * qui « se prête le mieux aux multiples exigences de l’hy- gièneet de la thérapeutique spéciale de l'enfance » : (Charles Risler).
1° Les Dispensaires donnent aux familles de la classe laborieuse la possibilité de soigner chez elles leurs enfants malades, et sans prétendre remplacer absolument les
Hôpitaux d'Enfants, dont la nécessité ne fait de doute pour personne, ils ont surtout pour but d'empêcher de rompre le lien familial, en évitant dans la mesure due possible l’hospitalisation. :
2° Là ne doit pas se borner le rôle des Dispensaires. L'ignorance des règles de l'allaitement est certainement une des causes principales de la mortalité infantile. Pré venir vaut mieux que guérir et en surveillant les nourrissons bien portants, en favorisant par tous les moyens En possibles l'allaitement maternel, en fournissant gratuite- à prix réduit du:lait stérilisé de bonne qualité, K
meni ou à lorsque le sevrage, l'allaitement mixte ou l'allaitement guieies s imposent, les Dispensaires d Enfants donnent
d'élever elles-mêmes leurs nourrissons, et, qui plus est. d'éviter bien souvent, grâce aux conseils qui leur sont donnés, la plupart des maladies graves qui déciment les enfants du premier âge.
3 Il est encore üne des plus importantes questions de de puériculture qui doit attirer l'attention de ceux qui dirigent ces œuvres d'assistance, la puériculture intra-utérine. Par la force des choses, 1l advient que les Dispensaires d'Enfants, placés au centre de quartiers populeux et pendant longtemps sous la même direction médicale, deviennent, pour la classe laborieuse, ce qu’est le médecin de la famille pour la classe aisée. Dans ces conditions il est bien souvent possible de conseiller les mères, dès le début d’une nouvelle grossesse, de leur permettre la mener à bien et surtout de les eneReel à nourrir elles mêmes leurs enfants.
Tels sont les services que peuvent et doivent rendre
ces œuvres, tout en faisant cette réserve qu ’en présence te dénuement absolu ils sont bien insuffisants et qu alors, seule l'union entre les différentes œuvres de - Bienfaisance peut être efficace.
s ARTS Fe Dispensaires d' Enfants sont surtout utiles aux familles ouvrières qui ont besoin d'aide lorsque la ARE d'un enfant ou la venue d'un nouveau-né vient détruire l'équilibre d’un petit budget. Pour n'être pas = ee dans l'indigence, cette classe de la société n'en est pas | moins digne d'intérêt. Elle est, dans tous les cas, la plus nombreuse et Ja plus susceptible de profiter, aussi bien
“de l'aide matérielle, que des conseils donnés dans les
Dispensaires d'Enfants. | | he
V. — Les statistiques que nous publions concernant 6e le Dispensaire de la Caisse des Ecoles du VIT° arrondissement confirment les conclusions précédentes.
Vu :
Le Président de la Thèse, Vu : LANDOUZY.
Le Doyen, A
DEBOVE.
£ F Vu et permis d'imprimer :
Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris, MesT
pe LIARD.
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