‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 105 sur 314 · OT H C2 RO · texte numérisé non relu

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Comité révolutionnaire supprimé par la loi du 7 fructidor !. Les membres du comité révolutionnaire de Saint-Lo ayant cessé leurs'onctions le 1% germinal, n'étaient pas compris dans les dispositions de la loi du 5 ventôse ?. Le maire de Saint-Lo avait promis de faire part chaque jour de l’état de la commune au représentant du peuple Bouret ? et il tenait sa promesse.

Le décret du 22 germinal an III, rapportait les décrets du 27 mars 1793 et du 23 ventôse an II 4 Celui du 21 germinal ordonnait le désarmement des terroristes. La réaction s’accentuait. Les arrêtés du représentant du peuple Bouret prescrivaient la recherche et le désarmement des personnes qui avaient commis des actes tyranniques. Il y eut lieu de les appliquer à Torigni. Charles Chaillot, ex-moine, avait été chassé de la Société populaire de Torigni. Il avait tenu, pendant le règne de la Terreur « des propos scandaleux et incendiaires en disant publiquement que l’homme après sa mort n'était qu’une charogne, qu'il fallait toujours :être révolutionnaire, que le comité de Torigni n’était composé que d’un tas d’imbéciles et la municipalité d'aristocrates qui n’avaient ni énergie, ni l’âme révolutionnaire, qu’ils méritaient rester au marais ». Il avait poussé l’audace jusqu’à se prétendre investi d’une commission du Comité du Salut Public. Lorsqu'il était membre du Comité révolutionnaire, il avait procédé à des interrogatoires absolument arbitraires. Il s'était même permis d’arrêter un saumon que la fille du concierge portait à des détenus, de le faire apporter au comité et vendre malgré les réclamations. « Ces gueux et ces bougres d’aristocrates, disait-il, n'étaient pas faits pour manger de bon poisson ».

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