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défense de lire un mandement de l’évêque de Bayeux, faite par le directoire du district, le clergé promettait de ne se livrer à aucune lecture séditieuse !. Le 8 septembre 1790, une pétition dite des citoyens de tous les districts du département, et en réalité suivie seulement des signatures de quelques personnes de chaque district, parmi lesquelles on notait pour le district de Saint-Lo, les noms de Le Menuet, Courtin, Hubert Dumanoir, du maire d’Airel, fut envoyée au Département et, le 15 septembre, transmise par lui au Pouvoir exécutif. Les pétitionnaires demandaient que tous les prêtres non conformistes fussent tenus de se retirer dans une même maison pour y vivre sous l'inspection des corps administratifs. Ils réclamaient en outre à leur égard, des mesures semblables à celles qu'avait prises par arrêté le département du Bas-Rhin. « L'ordre social, disaient-il, est à la veille de se dissoudre; les mariages se divisent; les églises des curés constitutionnnels sont en partie désertes; ces derniers, fatigués, seront obligés d'abandonner leurs places. Les fidèles meurent sans sacrements par l’alarme que les prêtres non conformistes répandent de toutes parts et il n’est pas jusqu'au plus petit ordinand, qui ne colporte les brefs et les écrits incendiaires pour troubler les consciences * ?.
Le décret du 27 novembre 1790 avait astreint les prêtres fonctionnaires publics au serment sous peine de destitution. Comme partout, dans le district de Saint-Lo, il y eût des assermentés et des insermentés.
A la date du 3 février, sur trente-quatre ecclésiastiques, à Saint-Lo, il n'y en avait que onze à n'avoir pas prêté serment, etsur ces onze, deux devaient le prêter le dimanche suivant. L'un des neuf autres, professeur au collège et chapelain de
4. Arch. municipales Condé sur-Vire, reg. municipal (1790-1792) fo 82. 2. Arch. Municipales Condé-sur-Vire, Reg. Municip. 1790-1792 fo 82.
l'hôpital, l’ayant formellement refusé, fut remplacé. Les huit autres soutenaient qu'ils n'avaient pas à faire de serment, n'étant pas fonctionnaires publics. Cesdissentimentsne causèrent dans la ville aucune agitation !. Les serments du clergé Saint- Lois furent prêtés Le 30 janvier, en grande cérémonie «purement et simplement, sans préambule. restriction où modifica- -tion » dans l’église Saint-Thomas et dans l’église Notre-Dame, en présence des fidèles et du Corps Municipal précédé des archers de ville ?. Le curé de Notre-Dame, Moriet, par ce serment, ne donnait pas sa première preuve de dévouement à l'Eglise officielle. Dès le 1* de l'an, il avait prononcé un discours que le Département fit imprimer à ses frais, el envoyer aux municipalités et curés du département ?.
Beaucoup de serments furent la reproduction de la formule légale. Les procès-verbaux des municipalités en font foi à Saint-Samson-de-Bonfossé #, à Agneaux *, (serment du curé et du vicaire), à Fessy-sur-Vire Ÿ, (serment du curé et du vicaire) à Saint-Georges-de-Montcoq 7, (serment du curé et du vicaire), à Beuvrigny $, à La Chapelle-Enjuger *, (serment du curé et du vicaire), à Gerisy !!. (serment de l’aumônier de la garde nationale de Cerisy), à Saint-Gilles !!, (serment de trois prétres de Saint-Gilles).
Certains prêtres apportèrent des réserves à leur serment.
Selon le mot de M. de la Gorce, « le principal travail était de