‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 163 sur 314 · Arch. Manche, L II · texte numérisé non relu

Arch. Manche, L II

sans quoi ils ne travailleraient point. Le maire, pour sa sûreté, dut prendre son écharpe, « ce qui n'avait pas empêché certains ouvriers de dire «qu'ils se foutent des lois et qu’il porterait malheur à la municipalité ». Quelques jours plus tard, ils firent des excuses au Conseil de la commune, et il fut entendu que tout serait oublié {.

Le Conseil du district, d’ailleurs, le 19 thermidor, informé qu'il existait encore dans certaines communes des « marques du fanatisme religieux » avait pris un arrêté pour leur proscription ?.

Mais si le culte avait cessé dans le district, si les églises avaient abandonné leur argenterie, les choses se passaient autrement dans le Calvados. À Sainte-Marguerite, Cartigny, Lison, L’Epinay, La Haye-Picquenot*, on célébrait la messe. « Les habitants du district s’y rendaient en foule en traitant les abdicataires d’impiss, d’apostats, etc..., murmurant hautement et sourdement contre les municipalités qui ont fait fermer les églises et offrir les dépouilles de la superstition # ».

« Le peuple des campagnes, écrivait le District, a vu tomber avec regret les idoles du culte, mais il n'ya point de secousses. Nous le mettons en garde contre le fanatisme et ses ministres, car beaucoup d’ecclésiastiques, même démissionnaires ont Pair d'abandonner leurs fonctions que par force ei restent profondément attachés à leur caractère. Nous les épions et dès qu'il se présente quelques dénonciations graves, nous prenons les mesures révolutionnaires pour assurer le maintien de la paix publique*. » ÿ

1. Arch. municip. Baudre Reg. Délib. Conseil général St-Ouen-de-Baudre.

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