‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 170 sur 314 · MINES · texte numérisé non relu

MINES

Le 15 brumaire, le représentant du peuple Bollet autorisail la mise en liberté d’un prêtre de Cerisy-la-Forêt, sur la demande de ses concitoyens, à condition qu'il remît ses lettres de prêtrise. Ce n’était qu'une demi-mesure de modération. La révolution thermidorienne allait amener une détente dans la situation religieuse comme dans l’état politique de la France. Le 1° frimaire, Bollet rendait la liberté au curé d’Agneaux, Guillebert Duperron, et donnait main-levée de son séquestre !.

La réaction religieuse se faisait sentir dans le district. Le 3 frimaire on rapportait à l'Administration qu'un attroupement très nombreux de jeunes gens s'était porté au temple de la Raison de Tessy, avait chanté le Magnificat, le Te Deum et les Vêpres, et avait proféré des menaces contre l’un des « comumissaires pour faire ôter les insignes dedans les ci-devant églises du canton? ». La municipalité du lieu envoyait des explications : elle exprimait les sentiments les plus hostiles au « fanatisme », mais elle déclarait ne pouvoir nullement compter sur les gardes nationaux qui refusent d’obéir parce que leurs femmes et leurs enfants faisaient partie de Pattroupement. Le juge de paix prétendait, au contraire, que la municipalité n’avait rien fait pour empêcher le rassemblement qui se préparait depuis quelque temps déjà, puisque les enfants replaçaient des croix dans le cimetière. Le District arrêta qu’un des administrateurs, l'agent national et un membre du Comité de Surveillance se rendraient à Tessy. Il saisit de ces faits le Comité de Sûreté Générale ?.

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