Arch. municip. Saint-Lo D 31. Reg. cit fo
Les décrets des 27, 29 et 30 septembre complétèrent celui du 11 septembre en fixant le maximum pour le bois à brûler, le sel, les denrées alimentaires. Le 4 octobre, le prix des bois spéciaux et des chiffons fut également réglementé !. « On enverra, était-il ordonné, un tableau et l’on se rendra compte de l'augmentation au 10 octobre 1793 sur les prix de 4790 ? ».
Si les viandes et certaines denrées n'avaient pas sensiblement augmenté, par contre l’huile douce passait de 8 sols à 1 livre 12 sols ; le tonneau de cidre de 650 pots de 90 livres à 135 livres ; la corde d’orme de 15 livres 13 sols à 30 livres. 3
À Fervaches, le Conseil de la commune avait fixé les prix suivants pour la mouture des grains
8 sols par quintal de froment.
5 sols par quintal d'orge, froment et seigle.
5 sols par quintal desarrazin.
4 sols par quintal d’avoine. ‘
Après avoir pris connaissance de l'arrêté du Directoire du district fixant le maximum des boissons, le Conseil de la commune de Carantilly arrêta que les cabaretiers et débitants ne pourraient vendre : le cidre plus de 5 sols le pot; l’eau-devie de vin, plus de 5 sols le petit pot; l’eau-de-vie de cidre, plus de 3 sols le petit pot ?. I fixait à 5 sols le paiement alloué à un meunier de la commune par 100 livres de blé.
Cette commune très éprouvée par la pénurie des subsistances était l’une des plus zélées du ressort. Son procureur requit le Conseil de la commune de contraindre le citoyen de Mons, « ci-devant noble » à faire défricher sans retard toutes Les
terres plantées de bois et charmilles pour « être ensemencées ».
1. Cahen et Guillot, L'œuvre législative de la Révolution, p. 477.