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an Il obligeant les cultivateurs à faire battre eux-mêmes pendant la récolte une partie de leur grain. Le maire et l’agent national des soixante communes coupables de désobéissance comparaîtraient devant le District le 16 brumaire f.
La correspondance lue ce jour-là contenait deux lettres importantes : dans l’une, lé Directeur des subsistances de la 14° division engageait l'administration à presser la rentrée des réquisitions en foin faites sur le district que son préposé au Rocher La Liberté lui annonçait être très en retard ; dans la seconde l’agent principal des subsistances militaires demandait sous le plus bref délai, quelle quantité de bœufs et vaches de la Vendée pourraient être reçus dans les herbages du district ?.
Les recensements étaient exécutés. Le 18 brumaire le Département annonçait qu’il avait transmis au représentant du peuple Bollet, l’état du recensement des grains du district auquel il manquait seulement trois communes ?. Le recensement prescrit par larrêté du Comité de salut public ‘du 22 germinal an Il, donnait, le 16 brumaire, un résultat de 1949 porcs âgés de plus d’un an “. Le recensement de tous les animaux ruraux s’effectuait ?.
La disette ne cessait pas de sévir.
Malgré son zèle et les excitations de son agent national, la municipalité de Carantilly déclarait n’avoir pour elle-même du blé que pour six à sept mois alors qu’elle devait des réquisitions f.
1, Arch. Manche L II 1012 Reg. conseil district fo 12,
2. Ibidem f° 22. 200 bêtes à corne furent placées dans les communes du district Ibidem fo 36.
3. Arch. Manche L II 1011 Reg. cité f° 28. Il s’agit du recensement
prescrit par la loi du 8 messidor.
k. Arch. Manche, L II 1066, Reg. correspondance du bureau des subsistances.
5. Toujours rempli de zèle l'agent national de Carantilly recommandait la nomination « sans aucun délai » de commissaires très vigilants : Arch. Munise Un Reg. délibérations Conseil général Carantilly.
. Ibid,
Le total des légumes secs récoltés dans le District était à peine de 1.000 quintaux, et encore pas tout en pois, et il fallait obéir à la réquisition pour la marine !. Il ne restait à Saint-Lo le 22 brumaire que dix livres de chandelle pour éclairer les citoyens *. Les approvisionnements du Rocher de la Liberté et de Torigni étaient nuls malgré les réquisitions et les représentations adressées en plein Conseil de district aux maires et agents nationaux des communes négligentes, convoqués par suite de l'arrêté du 12 brumaire. Le 6 frimaire le Conseil du district décidait l'envoi de commissaires à dix communes avec menace de dénonciation à l’accusateur public près le tribunal du département des municipalités qui n’auraient pas tout fait en vue de la réquisition 5.
Conformément à l'arrêté du Comité du salut publie du 2 brumaire an Il, le District dut fournir une réquisition de foin, paille, avoine, afin d’approvisionner pour six mois les gendarmes du Rocher de la Liberté et de Torigni. On comptait pour ceux du Rocher 70 quintaux de paille, 50 quintaux de foin, 44 quintaux d'avoine, et pour ceux de Torigni 100 quintaux de paille, 110 quintaux de foin et 60 quintaux d’avoine #.
En exécution du décret du 19 brumaire an III, les prix des grains et fourrages furent ainsi fixés : ? le quintal de froment 17 livres ; seigle 14 livres 15 sols ; orge 12 livres 14 sols ; sarrasin 10 livres 10 sols; foin 4 livres 3 sols 4 deniers ; paille d'orge 1 livre 15 sols 6 deniers. Les prix de 1790 étaient