Arch. Manche L II 1021 Reg. cité
biens nationaux et des émigrés continueraient d’être spécialement affectés à la subsistance des troupes de passage et des prisonniers de guêrre !.
Le dernier mois de l’an IIL et les premiers mois de lan IV furent cruels pour le district. L’aggravation croissante des malheurs publics depuis floréal continuait de s’accentuer prodigieusement. Dans la France entière la masse énorme du papier monnaie en circulation engendrait une dépréciation écrasante ?. De là une cherté de vie sans cesse plus grande.
En floréal, au marché de Saint-Lo, le quintal de froment n'avait pas dépassé 41 livres ; en prairial, il montait à 46 livres 13 sols 4 deniers. En messidor il était descendu à 45 livres à, mais en fructidor, il passait de 50 à 60 et enfin à 67 livres, pour atteindre en vendémiaire an IV 91 livres, et passer de 97 livres à 170 livres en brumaire, et en frimaire de 264 à 451 livres ; enfin il atteignait en nivose an IV le chiffre de 691 livres #.
En floréal an III le quintal de seigle n’avait pas dépassé 50 livres; en prairial, il atteignait 39 livres, en messidor 46 livres ; en vendémiaire an IV 84 livres ; en brumaire 110 livres: en frimaire 386 livres 5.
Le quintal de sarrasin qui en floréal an III valait 21 livres, valait 23 livres en prairial, 34 livres en messidor. Il montait de 35 à 53 livres en vendémiaire an IV, atteignait 78 livres en brumaire et variait de 79 livres à 157 livres en frimaire; il s'élevait enfin à 187 livres en nivôse f.
Le quintal d'avoine avait atteint 166 livres en floréal an INT;