‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 274 sur 314 · Ibid., L II 1011, Reg. Conseil district, fos · texte numérisé non relu

Ibid., L II 1011, Reg. Conseil district, fos

4, Ibid., L II 1011. Reg. Conseil district, fos 65, 67.

citoyen Burnel et Le Tellier, examinateurs. Ils rédigèrent leur rapport en séance extraordinaire.

Les citoyens Antoine Vieillard et Pouchin, furent admis. Les trois autres, quoique capables, furent réservés pour être instituteurs du 1* degré !.

Dès le 15 brumaire, deux citoyens avaient été choisis pour être envoyés aux Ecoles vétérinaires ?.

Le 12 nivôse an III, le receveur du district Vieillard fut. désigné pour choisir avec deux officiers municipaux un élève de l’école de dessin.

Le 25 brumaire an II, le Conseil du district s’occupa de la bibliothèque du ressort. Elle serait établie dans la ci-devant Communauté de l’Union chrétienne. Des aménagements y seraient faits pour faciliter la mise en ordre des livres. Il serait dressé d'urgence un catalogue de tous les ouvrages provenant des établissements supprimés et des citoyens condamnés à.

Cette bibliothèque formée conformément à la loi depluviôse an IT contenait en brumaire an IV 15.000 volumes. Il en restait à cette date environ 500 à cataloguer. Le commissaire nommé par arrêté du 2 vendémiaire an III, pour rédiger le calalogus#, s’y était occupé sans relâche « avec tout le zèle et tout le talent d'un républicain éclairé » “. Il n’était payé que 5 livres par jour d’après la loi de pluviôse. On l’assimila à un commis du district pour lui donner 1.800 livres par an de traitement ?.

Le 15 brumaire an III, lecture ‘fut faite au Conseil du district du rapport de Grégoire à la Convention sur les muti-

lations de monuments des arts. Le Conseil envoya à Torigni

W. Marie-Cardine, opus cit, t. 1, pp. 334, 335.

Arch. Manche, L II 1011, Reg. Conseil district, fos 20, 21. Ibid., fo 38.

W. Marie-Cardine, opus cit, t. 1, p. 511.

Arch. Manche, L II 1022, Reg. direction district, fo 83,

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un Administrateur, l’Agent du lieu et un artiste pour procéder à l'inspection des objets d’art et de science du citoyen Grimaldi, de lorangerie et des arbres du parc. Les imputations de Grégoire, d’après le procès-verbal de l’enquête, étaient dénuées de fondement !.

Les enquêteurs semblent cependant avoir manqué de clairvoyance ou de sincérité et leurs regards au cours de leur inspection du château des Grimaldi avaient négligé de se porter vers toutes les toiles de la galerie des tableaux. Un témoin oculaire, le citoyen Michaux écrivait en effet de Coutances le 18 vendémiaire an IIT à un de ses amis le peintre Redouté : « J'ai lu avec beaucoup de plaisir le rapport de Grégoire sur le vandalisme. Dans les différents voyages que j'ai fait dans ce département (la Manche), j'ai trouvé de quoi ajouter à la série des déprédations énumérées dans ce rapport. C’est particulièrement dans le château de Torigni où il existe une galerie qui contient plus de 300 tableaux de toutes grandeurs. La plupart de ces tableaux ont été défigurés avec de la peinture grise dont on à barbouillé les couronnes, les fleurs de lys, etc. Crois-tu que l’agent national de la commune m'a soutenu que la loi l’ordonnait, comme signe de féodalité. Je ne te dirai rien de plus. Je craindrais de trop affliger un ami des arts ? ». L’inventaire des meubles du château dressé le 17 thermidor an II par un huissier du Rocher la Liberté existe encore et il confirme pleinement les affirmations du citoyen Michaux. À l’article tableaux on lit la mention suivante : « Onze grands tableaux restés à leur place et sur lesquels 1l a été mis une espèce de peinture grise à quantité de places pour brouiller des marques distinquetives sic), ce qu’il est aisé de voir à la

maladresse du brouillon ; néanmoins estimés 1.000 livres » 2.

1. Arch. Manche, L II 1011, Reg. Conseil district, f° 21. 2. Arch. Nationales F 17 1044. Louis Tuetey. Procès-verbaux de la Commission temporaire des arts, p. 482,

3, Arch. Manche, Q VII.

CHAPITRELUX

è La Défense Nationale

I. Le Recrutement. — II. L’armement. La Manufacture d'armes de Saint-Lo. Les poudres et salpêtres. — III. La lutte contre les Rebelles.

Au sujet des questions militaires au début de l’année 1792, l’histoire du district est presque muette.

Le 8 février, le Directoire du département prescrivit l’envoi aux districts de la proclamation du Roi du 30 janvier précédent. Elle devait être partout affichée et lue au prône de toutes les églises. Tous les citoyens étaient invités à voler au secours des frontières menacées !. Les actes suivirent immédiatement.

Des commissaires de recrutement furent nommés. Ils se mirent de suite en campagne. Sur leur ordre furent convoquées partout des assemblées pour la levée et l’engagement des troupes de ligne. C'est ainsi que le 4 mars le maire de Beuvrigny donna lecture d’une lettre de convocation. Les citoyens de la commune étaient invités à se transporter à 2 heures de l’après-midi à Torigni, paroisse de Saint-Laurent pour « être présents aux remontrances et avis » des commissaires ?.

1. Arch. Manche L 53, Reg. Directoire département, fo 401. 2. Arch. municipales Beuvrigny, Reg. municipalité Beuvrigny.

Le 8 mars, à Saint-Lo, eut lieu la bénédiction du drapeau du 2° bataillon des gardes nationales volontaires du Calvados en garnison dans la ville. La cérémonie fut imposante. Elle se déroula à l’intérieur de l'église Notre-Dame. Le bataillon sy était rendu en armés et la garde nationale Saint-Loise s'était jointe à lui. Au moment de la prestation du serment, les Volontaires manifestèrent un grand enthousiasme. Le Directoire du district n'eut qu'à se louer de leur discipline et de leur bonne harmonie avec la garde nationale de Saint-Lo. Quelques jours après, le bataillon partit pour Granville !.

Les gardes nationales étaient encore incomplètement organisées. Un arrêté du Département du 30 mai 1792 hâta l'achèvement de leur organisation ?. f

L'harmonie ne régnait pas toujours entre les gardes nationaux. Le Directoire du district tout en reconnaissant que la différence d'opinions entre les ofliciers du canton de Torigni était inspirée par un zèle louable, dut inviter ces guerriers à la concorde, à la veille de la Fédération *.

Le 3 juin 1792, le Conseil de la commune de Torigni adressa une proclamation aux citoyens et en particulier aux jeunes citoyens. Tout le monde devait se faire un devoir de se ranger sous le drapeau de la Liberté. Un registre était ouvert pour l'inscription des Volontaires ‘.

Le décret du 12 juillet 1792 déclarait la Patrie en danger. Le décret du 4 juillet qui l'avait précédé fixait les mesures à prendre en pareil cas. Tous les citoyens en état de porter les armes, et ayant déjà fait le service de la garde nationale

seraient en état d’activité permanente. Les Directoires de dépar-

4. Arch. Manche L IT 1015, Reg. Directoire district, fos 122 et 123.

2. Arch. Manche L 53, Reg. Directoire département, fos 202, 203.

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