Ibid. L 48 Reg. Conseil général département fo
5. Arch. Manche L II 1005 Conseil Reg. délibérations et arr. district Saint-Lo f0 76.
de s'organiser en une compagnie de chasseurs, destinée à marcher aux frontières. Elle porterait le nom de compagnie de Briovère. Le Conseil transmit la pétition au Corps Législatif avec l’avis le plus favorable !. Elle se résumait ainsi : « D’après la loi organisant définitivement la garde nationale du royaume, la compagnie de chasseurs qui existe alors dans la ville de Saint-Lo croit devoir se dissoudre et abdiquer une distinction qui n'était pas autorisée par la loi. La lettre du général La Fayette adressée aux départements de son ressort en suppose l’existence, puisqu'elle requiert la moitié des compagnies de grenadiers et de chasseurs ». Il n'existe plus de compagnie de chasseurs à Saint-Lo, mais les individus qui la composaient existent. Ils se croient appelés au secours de leur patrie en danger et ils se vouent à sa défense non par moitié mais tous ensemble, et veulent ou vivre ou périr avec la Liberté. Ils sont pour la plupart armés, équipés et déjà exercés aux manœuvres militaires ; ils seraient bientôt en état de se présenter à l'ennemi. « Permettez leur de marcher aux frontières sous le titre des chasseurs de Briovère, nom que portait la ville qu'ils habitent au temps où elle fut le théâtre des exploits de leurs pères, qui leur ont transmis de générations en générations la passion des armes et l'amour de la gloire ». Suivaient 29 signatures ?.
Le 9 septembre, le Directoire du département autorisait le receveur du district à délivrer les sommes nécessaires pour mettre les gendarmes en état de partir 5.
Saint-Lo comptait toute une garnison de Volontaires nationaux. Ces Volontaires loin de constituer un élément d'ordre, jetaient par leur turbulence le trouble dans la ville.
1. Arch. municipales Torigni-sur-Vire, Reg. Conseil Général Torigni, D I No II fo 72,
2. Arch. Manche, L II 1005, Reg. cit. fos 76, 77. 8. Ibid. L 53, Reg. directoire département, fo 260.
L'Administration du département informée que la tranquillité était menacée, désigna pour l’assurer un commissaire civil. Son choix se porta sur son vice-président, député à la Convention nationale. Il devait se concerter avec la municipalité, le District et les commissaires précédemment nommés. Il était revêtu d’un plein pouvoir pour lever toutes les difficultés relatives au départ et à l'armement des Volontaires nationaux et gendarmes réunis à Saint-Lo !.
Le 13 septembre, le Département décida que le bataillon de Volontaires actuellement à Saint-Lo, partirait dans deux jours au plus tard avec la gendarmerie pour une destination fixée par le ministre de la guerre ?. Ce départ précipité était surtout destiné à ramener le calme en éloignant les perturbateurs. Il fut retardé cependant, puisque le 25 septembre le Conseil du département chargeait le Directoire du district de prévenir les chefs du bataillon de Volontaires de se tenir prêts à se mettre en route pour le lundi suivant ?. | \
L’ardeur belliqueuse s’était sans doute allumée avec le temps. Le 3 octobre 1792, le District se montrait satisfait de l’état du recrutement. Il écrivait au Département : « Les bataillons dont vous aviez concerté la formation marchent à l’ennemi Cependant l’ardeur des enrôlements ñé paraît point se ralentir. Nous avons des campagnes qui, jusqu’à ce jour, n'avaient point fourni d'hommes pour la défense de la Patrie; elles se réveillent de leur engourdissement et nous avons lieu d’attendre que la Patrie ne sera point privée du concours de leurs efforts # ».
Le 8 octobre le Conseil du département arrêta que les
deux.compagnies de grenadiers et de chasseurs qui venaient
+ Arch. Manche, L 48, Reg. Conseil général département, fo 164. . Ibid. L 48 fo 155.