‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 287 sur 314 · AB UR & ND · texte numérisé non relu

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déclarant qu’il ne tirerait pas au sort er empêcherait les autres de tirer au sort. Il répéta à plusieurs reprises ces menaces. Alors le maire le déclara « Chef d’émeute », et fit prendre par le Conseil municipal un arrété pour le déférer au Directoire du district aux fins de poursuites !. Le Directoire désirant prévenir les suites de la malveillance qui s’était déjà manifestée à Condé-sur-Vire, arrêta le 24 juillet, que le citoyen Bourdon, membre de l'Administration du district, et les commissaires de ce district pour le recrutement se rendraïent le dimanche suivant à Condé pour assister aux opérations du recrutement qui devait « s’opérer conformément à l'arrêté du Département du 29 précèdent sur la convocation des officiers municipaux et prémunir par les moyens que leur sagesse leur inspirera les bons citoyens de Condé contre les suggestions des ennemis de la République et en prévenir les effets ». Il arrêta aussi qu'un détachement de 20 hommes de la garde nationale de Saint-Lo et un pareil détachement de l’escadron des dragons de la Manche se rendraient à Condé ?.

À ces mesures, le Directoire du district dut ajouter le 29 juillet d’autres mesures complémentaires. La municipalité de Condé devrait convoquer tous les hommes sujets au recrutement pour le mercredi 7 heures précises du matin en l’église de la commune. Le citoyen Bourdon, administrateur, se transporterait en ladite commune comme commissaire de l’Administration avec 100 hommes de la garde nationale de Saint-Lo et 100 hommes de l’escadron des dragons de la Manche pour « empêcher les suites des désordres qui se sont manifestés et les effets des suggestions des malveillants ». Il serait, sans

désemparer, procédé aux opérations relatives au recrutement à

1. Arch. Municip. Condé-sur-Vire, Reg. Municip. de Condé-sur-Vire 1707 MnaiN PRET 2. Arch. Manche, L II 1018, Reg. directoire district, fo 32.

l'effet de désigner les 22 hommes que la commune doit fournir

Pour son contingent dans l’armée des côtes de Cherbourg. Le juge de paix du canton de Torigni serait requis de se transporter sur les lieux pour informer au sujet du délit antérieurement commis sur un dragon et enquêter sur tous les troubles occasiounés dans la journée précédente. Les brigades de la gendarmerie nationale à la résidence de Saint-Lo et de Torigni seraient requises de se trouver également sur les lieux pour saisir et arrêter toutes personnes prévenues de désordres. Le juge de paix de Saint-Lo serait requis de recevoir les déclarations du dragon blessé et des autres dragons et grenadiers. Les frais de cette expédition et ceux de celle de la veille seraient supportés par la commune de Condé sauf son recours contre les auteurs, instigateurs et complices des troubles qui se sont manifestés précédemment à Condé ‘.

Le 13 août, le Conseil du district, considérant que le désarmement d’un des agitateurs, un nommé Le Conte, était commandé par le Salut Public dans ces moments où il s'était élevé des troubles dans la commune de Condé à l’égard du recrutement et où la force armée était requise pour la sûreté des officiers municipaux et le rétablissement de l’ordre? décida par un arrêté ce désarmement. Du 15 au 23 août, 24 hommes ayant été réclamés pour son contingent à la commune de Condé-sur-Vire, huit des hommes désignés par le sort pour partir trouvèrent des remplaçants et firent agréer ces remplaçants par le Conseil de la commune à.

Ce fut la fin des conflits à Condé. Il s’en produisit ailleurs. Le 6 août, le Conseil du district se voyait dans la nécessité de

« mettre un terme aux délais insidieusement pratiqués » pour

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