‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 79 sur 314 · Ibid.. fo · texte numérisé non relu

Ibid.. fo

ciance et parce que l’ordre qui n’est dà qu'à l’activité surveillante et combinée des gardes nationales et du 47e régiment n’a pas été troublé, gardons nous de nous endormir dans une dangereuse sécurité. Continuons à être unis d'esprit et de cœur avec nos braves frères d’armes de la troupe de ligne. Que rien n’altère la confiance mutuelle dont nous avons respectivement donné des preuves. Surveillons conjointement toutes les manœuvres de nos ennemis car nous ne pouvons douter que déjoués dans leurs projets ils ne cherchent à nous précipiter dans de nouveaux embarras pour peu qu’ils puissent parvenir à semer parmi nous l'esprit de division. En conséquence tout le monde est invité à se conformer ponctuellement aux ordres des autorités administratives Les citoyens devront avoir confiance dans les chefs de la municipalité. Les aubergistes, cabaretiers ne devront loger personne sans s'être assurés de leurs nom, profession et avoir averti du tout la municipalité. !

Le Conseil de la commune de Saint-Lo montra sans doute d'autant plus de zèle, qu’il avait été accusé le 25 mai par le Directoire du département de témoigner de la préférence pour l'administration sous l’Ancien régime ?.

De son côté le 24 juin, le procureur de la commune réclamait que la municipalité s’assemblât tous les jours. Le Conseil décida en conséquence que les officiers municipaux veilleraient chacun leur tour et s’informeraient « diligemment de tout mouvement, meurtre et attentat qui pourrait survenir dans les différents quartiers de la commune et même dans les communes voisines et faire le nécessaire pour les arrêter sur le

champ » ?.

Page 1