UN " MODÈLE ” A PROPOSER AUX PETITS COMMUNIANTS
Extrait de V « Ami du Clergé » :
. « Tous les lecteurs de l’Ami ont déjà sans ddute entendu parler de cette merveilleuse enfant morte en odeur de sainteté,' à Page dé 4 ans. et :5 mois, le '2 février 1908, au Bon:Pasteur de Cork en Irlande.
« Née le 24 anûl 1903. la petite Nellie fut confiée, 'après la mort de sa mère, le 11 mai 190], aux religieuses de Cork. Précoce comme le sont assez souvent les enfants destinéës à mourir jeunes, mais d'une précocité prodigieuse, prévenue par Dieu de grâces vraiment extraordinaires, le petite orpheline montra jusqu’à sa mort une piété et une vertu au-dessus de son âge.
La Passion de Notre-Seigneur et la sainte Eucharistie étaient surtout l’objet de sa dévotion. Longtemps et ardemment elle démanda d’être admise à recevoir « le Dieu-Saint » : c’est ainsi qu’elle désignait Jésus-Eucharistie. Ses vœux furent exaucés le 6 décembre 1901; et pendant les deux mois qu’elle vécut encore, elle reçut trente-deux fois le Pain des anges avec une ferveur toute céleste. Les progrès rapides de la jeune communiante dans le chemin de la perfection sont une preuve saisissante du 'rapport, qui existe entre la communion et la sainteté. M^r O’Callaghan, évêque de Cork qualifie du nom d’héroïque sa patience dans la maladie. On admira également son humilité, sa contrition, sa charité, son obéissance et surtout son ardent amour pour le Dieu-Saint. Plusieurs fois elle fut gratifiée de faveurs surnaturelles.
« On l’a appelée « l’ange précurseur du décret Quam Singulari ». Le fait est qu’elle semble en avoir été dans une certaine mesure la providentielle inspiratrice. L année qui suivit sa mort, les élèves du Bon-Pasteur eurent la pensée de faire une neuvaine à leur sainte compagne pour lui demander une grâce : c’était d’inspirer au Souverain Pontife d’accorder aux enfants de toute la terre le droit de communier plus tôt et plus souvent. Or c’est juste un an après cette neuvaine que parut le décret Quam singulari.
La biographie publiée par M. des Ronces est à la fois très détaillée et très exacte. Tous les faits qu’elle raconte ont été soigneusement contrôlés par M°r O’Callaghan. Elle est écrite d’une manière charmante. En tête de chacun des vingt chapitres, l’auteur a eu l’heureuse idée de placer une page pieuse tirée des meilleurs auteurs. Tout le monde trouvera donc à lire le livre de M. des Ronces plaisir et profit. Mais la lecture en sera agréable et utile surtout aux enfants. Suivant un mot de Pie N, Nellie Organ est un modèle à proposer aux petits communiants. Non pas certes que tous les enfants doivent communier aussi tôt et aussi bien qu’elle ; c’était une âme exceptionnelle, et l’exception ne peut devenir la règle. Mais pour les enfants arrivés à l’âge de raison elle est un modèle ravissant Ses paroles, ses exemples, les traits de sa petiie enfance sont à leur portée, capables de les impressionner fortement, et de les aider à mieux connaître, à mieux aimer, à mieux imiter ce divin Jésus qui a fait tout le bonheur, toute la force et toute la sainteté de l’angélique orpheline de Cork. »
3 octobre 1912.