RÉMI
Ah! Dame, bourgeois, alle verrait ben qu'y aurait d’la différence, c’est pas pour vous fâcher que j'vous dis ça, mais dame aussi, vous la. rendez pas heureuse, vos dépenses, vos
nuits au cabaret... oh! elle verrait une fameuse différence, moi qui suis sobre, travaillant. enfin...
GUILLAUME
La paix! M. Remi, je n’1ime pas les remontrances.., Et d’abord savez-vous si Thérèse accepterait le divorce ?
R£xmI
Oh! pour ça, oui, bourgeois... faut pas vous fâcher ! Moi, j'vous dis ça avec mon gros bon sens... mais c’est pas pour vous offusquer, voyez-vous !.. Tout à l’heure, j'entendais Mam Thérèse qui pleurait dans sa chambre et’ Mam'’Lefèvre est. venue... Dame, alle y eu a tint dit sur vous, sur le divorce, . que la pauvr’ petite femme à dit. % Eh bien, oui, 1: n’y a que. ce moyen là et je veux l’employer.. là-dessus, elles ont parlé
: RASE NE | 2.08 16 bas” Moi, j'ai r'descendu à la boutique. j’ai entendu votre dernier mot... et je m’suis déclaré,
GUILLAUME (à part)
Ce Remi m'ouvre les yeux il faut que je voie Thérèse (haut). Laïissons cela, Rémi, si les choses ne changent pas et gi je me décidais à prendre le divorce, eh bien, alors il sera témps d’en parler... Mais à propos Rémi, moi, à ta place, je profiterais des récompenses nationales, j'ai vu hier un des . membres de la commission, et si tu voulais, tu pourrais occuper un grade dans l’armée en récompense de ta conduite aux trois journées de Juillet... et ça te ferait oublier les drôles d'idées qui germent dans ta tête.
R£ÉMI Ah ! merci, bourgeois, n’e d’mandez rien pour moi, j’préfère rester ici, je m’trouve heureux, oh! oui, ben heureux... J’attendrai.
GUILLAUME (à part) Attends ! attends ! mon garçon, mais moi je te ménage une
surprise (haut). C’est bien, Rémi, attends, à ton aise... mais qu'est-ce que j'entends là-bas ? |