‹ Le Dix-huitième siècle par les textes, morceaux choisisChapitre 165 sur 340 · LA BAIIONNE, FLAMAND, MARINE · texte numérisé non relu

LA BAIIONNE, FLAMAND, MARINE

La baronne. — ■ Tais-toi, Marine, j'aperçois le laquais de M. Turcaret.

Marine, bas, à la baronne. — Oh ! pour celui-ci, passe ; il ne nous apporte que de bonnes nouvelles. Il tient quelque chose ; c'est sans doute un nouveau présent que son maître vous fait.

Flamand, présentant un petit coffre à la baronne. — M. Turcaret, madame, vous prie d'agréer ce petit présent. Serviteur, Marine.

Marine. — Tu sois ^ le bienvenu, Flamand! j'aime mieux te voir que ce vilain Frontin.

La baronne, montrant le coffre à Marine. — Considère, Marine, admire le travail de ce petit coffre : as-tu rien vu de plus délicat ?

Marine. — Ouvrez, ouvrez, je réserve mon admiration pour le dedans ; le cœur me dit que nous en serons plus charmés que du dehors.

La baronne, t'ouvre. — Que vois-je ! un billet au porteur ! l'affaire est sérieuse.

Marine. — De combien, madame?

La baronne. — De dix mille écus.

Marine, bas. — Bon, voilà la faute du diamant réparée.

La baronne. — Je vois un autre billet.

Marine. — Encore au porteur ?

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