Mieii.v. Le mieux. Cf. p. 16, n
2(;!; i.h: wiii'- sieci.k /mr i.i:s Ti:xTt:s
|{oiien If maître en droit', lOulouse le barbier, Marseille la lingère, et le diable mes gages?
KAMIS
Tu doutes qu'en tous lieux j'emporte les suffrages?
MONDOH.
Non, no doutons de rien ; et sur un fonds meilleur N'hypothéquez-vous pas l'auberge et le tailleur?
DAMIS
Sans doute; et sur un fonds de la plus noble espèce. LeTliéàtre-Francais donne aujourdhui ma pièce. Le secret m'est gardé. Hors un acteur et toi. Personne au monde encor ne sait qu'elle est de moi.
{Montrant la lettre que Mondor lui a apportée.) Ce soir même on la joue... \in voici la nouvelle. Mon talent à l'Europe aujourd'hui se révèle. Vers l'immortalité je fais les premiers pas... Cher ami ! que pour moi, ce grand jour a d'appas ! Autre espoir...
MOMJOH.
Chimérique !
Une fille adorable, Rare, célèbre, unique, habileS incomparable 1
MONDOR
De cette fille unique, après, qu'espérez-vous ?
DAMIS
Aujourd'hui triomphant^ demain j'en'* suis l'époux.
[Mondor veut s'en aller.) Demain... Où vas-tu donc, Mondor?
MONDOR
Chercher un maître,
1. Uaîlre en droit. Cf. p. 25. n. 1. 3. Après avoir triomphé aujourd'hui;
2. Habile. Intelligenle, instruite. Cf. il s'agit de sa pièce. plus bas une femme savante. 4. E)t. Cf. p. 32, n. 2.
DAMIS
Eh! pourquoi, tout à coup, suis-je indigne de l'être?
MON!) OR
C'est que l'air est, monsieur, un fort sot aliment.
DAMIS
Qui te veut nourrir d'air? l-ls-tu fou?
MONDOR
Nullement!
Ma foi! tu n'es pas sage!... Eh quoi! tu te révoltes A la veille, que dis-je? au moment des récoltes! Car, enfin, rassemblons (puisqu'il faut avec toi Descendre à des détails si peu dignes de moi). Rassemblons, en un point de -précision sûre, L'état de ma fortune et présente et future. De tes gages déjà le paîment est certain. Ce soir, une partie, et l'autre après-demain... Je réussis, j'épouse une femme savante.
Vois le bel avenir qui de la se présente ! Vois naître, lour à tour, de nos feux triomphants, Des pièces de théâtre et de rares enfants ! Les aiglons généreux et dignes de leurs races' A peine encore éclos voleront sur nos traces!... Ayons-en trois. Léguons le Comique au premier. Le Tragique au second, le L3Tique au dernier. Par eux seuls en tous lieux la scène est occupée. Qu'à l'envi, cependant S donnant dans l'Epopée, Et mon épouse et moi nous ne lâchions par an. Moi, qu'un demi-poème, elle, que son roman^ : Vers nous, de tous côtés, nous attirons la foule. Voilà dans la maison l'or et l'argent qui roule''. Et notre esprit qui met, grâce à notre union. Le théâtre et la presse à contribution.
1. Leurs races. Au pluriel; celle du rattache le roman au genre épique, père et de la mère. 4. Roule. Le verbe se mettait sou-
2. Cependant. Pendant ce temps. Cf. vent au singulier avec deux sujets, surp. 51, n. 1. tout si les deux sujets avaient un- sens