Inflammations chroniques du rhi
no-pharynx et de ses annexes. — Rhinites chroniques simples et purulentes qui bénéficient le plus du soufre. Ozène.
Adénoïdes et pharyngites chroniques. Affections pour lesquelles le traitement sulfuré prépare ou achève l’acte opératoire. . ; i l
Surdités d’origine nasale provoquées par les lésions qui atteignent la trompe et l’oreille moyenne et pour lesquelles la pratique des insufflations sulfurées tubo-tympaniques est de rigueur.
2. Laryngites chroniques. — a) Muco-purulentes, dans le voisinage des cordes vocales; laryngites par propagation au larynx dans les affections rhino-pharyngées; b) /par inhalations irritantes (fumées, poussières d’industrie), laryngite due au tabac et celle due au gaz de guerre; c) laryngite professionnelle, par surmenage vocal ; Gauterets est par excellence la station des professionnels de la voix parlée et chantée.
3. Bronchites chroniques. — L’indication vise surtout les bronchites dites se¬
condaires et les bronchites dites à tort essentielles. Pour les premières : bronchites cardiaques, à eardiapatliie bien compensée; bronchites rénales (le soufre est désintoxiquant et diurétique) ; bronchites des diabétiques, des asthmatiques, des goutteux et bronchites toxiques des gazés de la guerre. Pour les bronchites essentielles, en réalité, rhino-bronchites descendantes, Cauterets réalise la double indication de traiter les lésions causales rhino-pharyngées.
Initiales et la dystrophie de la muqueuse respiratoire qui en favorise l’inllammation. L’action du soufre s’adresse également à l’emphysème et à la dilatation des bronches.
5. Scléroses pulmonaires. — L’action fibroly tique du soufre est manifeste; d’où les si beaux succès de Cauterets dans la sclérose lobaire, broncho-pul-, monaire ou pleuro-pulmonaire, suites de broncho-pneumonies subaigües traînantes de grippe, rougeole, coqueluche, séquelles de gaz de combat.
Dermatoses
Se traitent avec succès à Cauterets.
Les peaux grasses, séborrhéiques et toutes leurs infections : acné; furoncles; folliculites; l’eczéma torpide; le psoriasis et les pelades par dénutrition sulfurée; l’urticaire, par action désensibilisante des hyposulfîtes; les manifestations acquises ou héréditaires de la syphilis.
Rhumatismes chroniques
Toutes les variétés de rhumatisme, chroniques d’emblée ou secondaires, à des poussées aigües, ^quels que soient leur siège, leur systématisation, leur origine, sont justiciables de Cauterets, dont la gamme sulfurée va de l’excitation à la sédation; c’est ainsi que la source du Rois guérit les polyarthérites déformantes et que la source du Pré améliore toujours les sciatiques, les cellulites.
Affections hépatiques et digestives
La source Maubourat (Petit Vichy des Pyrénées), régularise la fonction gastro-intestinale et fait merveille dans les dyspepsies hypersthéniques.
Affections gynécologiques
Cauterets,
STATION d’ENFANTS
Troubles de ia fonction ovarienne; métrites catarrhales et stérilité; névralgie pelvienne et troubles nerveux et circulatoires génitaux sont toujours heureusement influencés par l’eau du Petit- Saint-Sauveur.
Autres indications thérapeutiques
1. Affections des voies urinaires : urétro-prostatites, cystites, pyélo-néphrites.
2. Affections chirurgicales : Cauterets, traite surtout depuis la guerre les plaies fistulisées, les cicatrices, les séquestres les atrophies musculaires, les ankylosés, la cure sulfurée étant complétée par le massage, la mécanothérapie et la rééducation.
C’est la station de la débilité bronchique, celle que fréquentent les colonies d’enfants. Cure sulfurée et cure d’altitude ont, chez eux, raison des séquelles respiratoires, inflammations traînantes du rhino-pharynx et des bronches, suites fréquentes des rougeoles et des coqueluches chez ces débiles, surtout traités en milieu hospitalier.
Nous croyons avoir dit le principal sur cette station unique, tant par la qualité de la cure qu’on y suit que par les indications multiples de ses eaux. Nous ne laissons jamais passer une occasion d’y envoyer nos malades que nous avons toujours vu revenir guéris après deux ou trois saisons régulièrement suivies.
La Station de La Preste
Son action dans les affections génito-urinaires
Le grand mérite de cette station, qui prouve indiscutablement son efficacité, c’est qu’elle ne doit sa réputation qu’à elle-même ; jamais en effet moins de publicité ne fut faite autour d’une ville d’eaux. Néanmoins nous avons à cœur, surtout dans l’intérêt des lecteurs qui pourraient en devenir les bénéficiaires éventuels, (|e contribuer à faire connaître, pour notre part, les bienfaits de cette station pyrénéenne.
La Preste est située au-dessus d’Amélie-les-Bains, dans la vallée du Tech, cours d’eau des Pyrénées-Orientales. Le climat méditerranéen, tempéré et très égal, permet, malgré l’altitude assez élevée (1130 mètres), d’ouvrir la saison le 1er juin pour ne la fermer qu’à fin septembre.
Les eaux de la Preste sont uniques en leur genre au point de vue chimique ; de même, leur action, réellement spécifique dans toutes les affections génitourinaires des deux sexes.
Connues depuis plusieurs siècles, les eaux de La Preste étaient fort appréciées de Napoléon III qui venait y soigner son catarrhe vésical. Depuis 1910 une Société anonyme a remplacé les divers propriétaires particuliers qui s’étaient succédés.
Il existe trois sources à La Preste dont l’ensemble fournit 2.000 mètres cubes par jour ; la principale est la source Apollon dont la température est de 44° 6.
On a longtemps classé à tort cette eau comme sulfureuse; en réalité elle ne contient que des traces insignifiantes de monosulfure de sodium, par rapport aux autres stations pyrénéennes ; par refroidissement d’ailleurs elle n’en révèle plus du tout. Mais sa caractéristique principale est sa richesse en soufre fixe, sulfate et hyposulfites. Elle est de plus légèrement alcaline et surtout silicieuse. Enfin on n’y trouve pas de lithine, ni de sulfate de chaux (plâtre),
ce qui explique sa pariai le digestibilité.
Cette eau est merveilleusement efficace dans la diathèse urique, gravelle, coliques néphrétiques, pyélo-néphrites, bactériurie, cystites, prostatites, uréthrites, névroses urinaires, vaginites, métrites, salpingites.
Lje Professeur Guyon recommandait cette station à ses malades. De même le docteur Bazy, les docteurs Jeaubrau et Grasset, de Montpellier, le professeur Gaucher, le professeur Landouzy, etc...
L’eau de La Preste modifie aussi bien les vieux catarrheux que les graveleux phosphatiques et uriques. Elle rend leur acidité aux urines alcalines, empêchant la précipitation des calculs de phosphates ammoniacaux-magnésiens.
Les contre-indications sont les inflammations aigües des voies génito-urinaires, les calculs vésicaux, les lésions cardiaques décompensées, les néoplasmes, la cachexie, la grossesse, bref toutes les contre-indications des autres stations thermales.
Il est difficile de définir comment agit exactement l’eau de La Preste. Ce qu’on peut affirmer, c’est qu’elle n’agit pas comme une simple eau de lavage ; elle modifie profondément la nutrition cellulaire de l’arthritique et du lithiatique, empêchant la formation de nouveaux graviers; elle aseptise les muqueuses iirinaires.
La décharge urinaire, à l’encontre de la plupart des autres eaux, ne se produit qu’après quelques jours, ce qui montre bien un mode d’action différent; une fois commencée, elle dépasse sensiblement la quantité d’eau ingérée.
L’eau semble agir en donnant un coup de fouet congestif aux organes, précédant une régularisation fonctionnelle inconnue des malades antérieurement.
La diurèse très variable suivant les sujets montre bien que l’eau agit ici à l’égal d’un véritable médicament. Elle se produit par une quantité d’eau n’atteignant jamais les hauts chiffres de certaines stations, ne s’accompagnant ja¬
mais de diarrhée, car très digestive, à l’encontre de tant d’autres eaux diuréti¬
ques, mais riches en plâtre, donc au fond plus nuisibles qu’utiles.
Pour résumer la vertu de ces eaux, nous dirons qu’elles sont antitoxiques, aseptisantes, diurétiques, anticalculeuses, antiscléreuses, dépuratives.
Elles sont par excellence modificatrices des muqueuses; aussi pourrait-on aussi bien les appliquer dans toutes les infections générales ou locales dans toutes les intoxications et toxi -infections, dans les plaies, la goutte, le rhumatisme chronique, les affections des voies respiratoires, les dermatoses, les entérites, ictères et infections biliaires, dans l’insuffisance hépatique et l’artério-sclérose.
On prescrit l’eau de La Preste en commençant par un demi-verre, jusqu’à atteindre un litre par jour. Le traitement y est de vingt à trente jours.
Les bains ont une action sédative nette et rapide, jugulant souvent une crise de colique néphrétique, apaisant le ténesme, décongestionnant la prostate. On peut les faire durer deux et trois heures.
Les utérines usent de l’injection vaginale chaude à la fin du bain.
Les douches sont données générales ou locales; en ce cas chaudes et en jet mort sur le rein et le périnée.
Enfin on fait grand usage du lavage vésical chez les vésicaux et les prostatiques.
L’eau mise en bouteilles et refroidie conserve toutes ses propriétés, comme l’a attesté le professeur Fleury, de Bordeaux^ Elle constitue une eau de table délicieuse. Pour des cures intermittentes à domicile, elle sera avec avantage porté au bain marie à 40°.
Nous croyons avoir dit le principal sur cette station qui mérite d’être plus connue qu’elle ne l’est et aurait la réputation de Vittel ou Contrexeville si justice était rendue à la valeur de la cure qu’on y fait.
La Station
Notre intention dans cet article est de faire connaître à nos lecteurs l’intérêt et la valeur d’une station jusqu’à présent réputée dans la seule région pyrénéenne ou mieux juxta-pyrénéenne, mais dont malheureusement bien à tort la renommée ne s’est que peu répandue au-delà.
Barbazan est un chef-lieu de canton de la Haute-Garonne, situé à 450 mètres d’altitude sur la ligne Paris-Toulouse.
La saison y dure du 1er mai au 31 octobre.
La station est certainement très ancienne, puisque tout porte à croire que les Romains la connaissaient et l’exploitaient déjà, entre autres stations pyrénéennes. Pline et Strabon en signalent l’existence, parlant d’une eau excellente pour prendre en boisson et « déterger les organes. »
C’est seulement sous Louis XIV que Barbazan reprit son essor, élargi depuis et confirmé au cours des siècles suivants.
Le climat y est excellent, doux; le site des plus pittoresques, le séjour reposant au milieu d’un parc magnifique ayant comme cadre un vaste cirque limité par les premiers contreforts des Pyrénées abritant les malades à la fois des vents du Nord et des vents chauds du Midi.
Le climat est tonique grâce à l’altitude et en même temps sédatif. Barbazan peut ainsi recevoir, pendant de longs mois, les malades pour une cure d’eau, de repos et de grand air.
Il existait à Barbazan trois sources à 20° : la Source du Saule, du Sureau et la Source principale. Seule la source principale est exploitée. Son débit est de 75.000 litres. Son eau est limpide, de saveur agréable, ne ressemblant en rien aux eaux purgatives, malgré sa composition; elle renferme en effet du sulfate de chaux, du sulfate de magnésie, du carbonate de chaux, du Carbonate de.
magnésie, de l’oxyde de fer, des traces de cuivre et d’arsenic.
La Source principale de Barbazan fait partie des eaux à minéralisation faible.
de Barbazan
Elle se prête mieux que les eaux à minéralisation forte au traitement d’un grand nombre de maladies. D’effet plus lent, permettant une véritable cure de quinze à vingt jours, sans fatigue, sans constipation réactionnelle consécutive elle a une action curative sur les reins, la vessie, exerce une action sédative sur le foie et le tube digestif; malgré sa teneur en sulfate de chau!fc, elle offre une grande digestibilité.
Néanmoins, il ne faut pas laisser le malade boire à son gré, sans guide, sans direction médicale, sinon on l’expose à l’action purgative énergique et brutale des eaux. Par une cure de vingt jours, sage, progressive et méthodique, on obtient au contraire une régularisation des fonctions du rein, du foie, de l’intestin.
L’eau de Barbazan se prend en boisson et en bains.
Rétablissement thermal contient 24 cabines de bains, 2 buvettes, 6 salles de
lavages intestinaux, 2 salles de massages sous l’eau, 6 salles de bains de siège, de grandes douches et une piscine.
Les indications des eaux de Barbazan sont tirées de leur action purgative : affections de l’estomac, quelles que soient leurs causes; goutte; rhumatisme, anémie ; état nerveux; hygiène défectueuse; excès de toute nature; affections de l’intestin; constipation spasmodique et atonique; entério-colite muco-membraneuse ; entérite chronique ; typlite pendicite; les fièvres intermittentes; le paludisme; les maladies du foie; congestion; lithiase; biliaire; ictère.
D’autres indications sont tirées de l’action diurétique des eaux : lithiase rénale ; colique néphrétique ; gravelle ; la goutte; l’obésité; le diabète.
Barbazan est aussi une station d’enfants : par l’altitude, le climat, l’air pur, le soleil généreux, Barbazan remplit toutes les conditions qu’on peut demander à une station de ce genre.
Dr Jean Bachelier, Ancien Interne des Hôpitaux de Paris.
Société d’impressions du Lot — Cahors, rtie du Château du Roi.
Le Gérant : L. Marmibssb.