V É ROM QUE
Du toutl... moi, je soutiens...
LE PODESTAT
Ah ! commencez par vous taire l’une et l’autre, ou je vais vous frotter les oreilles ! Silence à droite ! silence à gauche! silence partout!... Avance ici Pasquin !... Voici ma femme et ma fille !
PASQUIN, laluut gkucheœeat.
Salut, messieurs et dames, et toute la compagnie ! (a V éronique.) Salut, mamzelle.
LE PODESTAT, à Patquin.
Non, tu te trompes, mon garçon. (Montram Laareur.) C’est celle-ci qui est ma fille...
PASQUIN, étonné.'
Ah !.. . l’autre est mieux !
LAUBETXE, a pari.
Le butor !
VERONIQUE, il part.
Il a du goût!
LE PODESTAT
Et maintenant, Pasquin, il s’agit de montrer tes petits talents : l'heure du déjeuner vient de sonner à l’horloge de mon appétit... Lauret te , apprendsliii à mettre le couvert.
LAURETTE
Oui, mon père... Allons, Pasquin, venez m’aider, (eiiü apporte uue table avec Pasquin.) Vcnez prendre los assicUes. (KMc
prend de* atsiellPi dans lu buffet et les remet à Pasquin.)
LE PODESTAT, le regardaut.
On voitqu’il est anime du désir de bien faire... (pa-ujuin,
dans son ardeur, se liuurte coiilrc le Podestat qui l’admire et laisse toiiduT
la pile d’assiette».) Ah! bien!... ah! boni... mon pauvre service de Faenza!
LAURETTE
Grand maladroit!
VÉRONIQUE, tiurtaiil .
Il casse... mais il caisse avec grdeé.
PASQUIN, ramisaaut les morccaiii.
Notre maître, les morceaux sont entiers.
LE PODESTAT
C’e.st égal, lais attention une autre fois... Qu'est-ce que nous aTOTs pour déjeuner?
VÉRONIQDE.
II fera une omelette ; j’ai acheté les œufs, qui sont dans la cuisine.
LE PODESTAT
Distingue-toi, Pasquin!... une omelette!... une bonne omeli-tte!... Véronique, montrez-lui le chemin.
VÉRONIQUE
Allons, venez, petit laquais!...
LE PODESTAT
Et surtout, ne va pas traiter mes œufs comme mes assiettes !
PASQUIN
Soyez tranquille, notre maître. Oh I les œufs, je ne les casserai pas! (ll lOrt tvee Vërooiqoe.)