J. ES MÊ.MES, VÉRONIQUE
LE PODESTAT, à Vi'roniqiic.
Ah! c’est VOUS, tendre amie, apprenez-...
V É a O N 1 y IJ E , une li'llic ;i la main.
Une lettre pour le seigneur Podestat.
LE PODESÏ AT.
' J’ai bien la tête à lire des Icilrcs!... qui a apporté celle-ci ?
VERO.MQE E.
C’est un soldat.
le podestat.
Un soldat!... <ju’on la lui rende après Tavoir hnïlée!...
ST.KMÎ XI Î9
Mais il faul lire! (Lium.) « Podestat, la vengeanci^ est douce... »
LE PODESTAT
A qui le dit«-il?
VÉRONIQUE, potissanl uo grand cri et tombant evanooie a«r me rhaiic
à gauclic,
Ah!
LAURETTE
Qu’eSt'Ce donc, ma mère? (sUe ramasse la lettre que Téroïkiquo
a laissée tomber cl lit : } (( Podcstat, la vengcaiice cst doucc... »
LE PODESTAT
Après !
LAURETTE, poussant un grand cri et tombant l'vanonic sur une cbaise
à droite.
Ah!
LE PODESTAT. '
Mais qu'est-CC donc?... (ll ramasse la lettre que Latirette a laissée tomber et lit: ) « Podi’slal , 1.1. vengeaiice est douce... »
(paussaiit un grand iri.) Ah ! (ll lom|.c ëTanoni sur nue cbaise an milieu.) VÉRONIQUE, revenant belle brusquement.
Mon pauvre mari !
LAURETTE, de même.
Mon pauvre père !
LE PODESTAT^ lie meme*
.Vi-je bien lu?... hélas! oui. (li-ant.) a Déçu dans mes projets sur votre fille, je me suis vengé sur vous, père dénaturé; j’ai eu l’honneur et le plaisir de vous administrer ce malin dans votre omelette une forte dose de poison! »