I.E PODESTAT, étnn
La pauvre enfant se sacrifie!
KAUftETTEj an docteur.
Monsieur, lenez^ voici ma main;
Je me résigne à ce cruel destin 1 '
LE PODESTAT, au docleiir.
Et maintenant, donnez votre ordonnance.
MIRACLE
Scribat consensumt
LE PODESTAT
Quoi?
Votre consentement.
iiircUe met une lahle au milieu de la scène; le Podestat et le Doctein s T placent tous deux face A face.)
LE PODESTAT
Très-volontiers! donnant, donnant.
Écrivons simultanément.
Je commence... et vous?
LAURETTE
Il commence.
(ils e'criïenl.)
LE PODESTAT, écrivant.
Ah I mais son nom?
LAURETTE
Laissez la place en blanc!
LE PODESTAT
C’est juste. J’ai fini...
LAURETTE
Lui de même I
BCËNE XII
Merci !
LK PODESTAT
Échangeuo* I
(lit l'ciiangPHl li'Urs pj|iicia.]
MIRACLE
LE PODESTAT
Merci 1
MIRACLE
Lisez!
LE PODESTAT
Lisons I
(Parlé.)
Tiens !... le Voilà qui parle clirélioii maintenant!... (ii lit. — Trémolo à l’orchestre.) « Eli Usant ccltc Ordonnance, vous ôtes guéri radicalement par votre affectionné gendre le capitaine Silvio,.qui n'a jamais eu l’intention d'attenter à vos jours. »
LE PODESTAT, quia lu la lettre d’une voix mouranlie, avec foici'. Comment, de moi l’on s’est joué 1 (Purieux.)
Je ne suis pas empoisonné 1
VÉROKIQCE, navrée.
Ciel!... il n'est pas empoisonné I LE PODESTAT, à Silvio.
Vous me le paîrez, je le jure!
SILVIO, qui a ôté sa barbe, ses lunettes, sou grand cba|ieau IT sa rôle, paraissant cii cosluinc d'oflicicr.
Allons! j’ai votre signature,
Vous entendez, vous comprenez!
LE *l>ODEST AT.
Jamais vous ne l’épouserez I
LAUREÏTE. .
Plus de colère,
Et moins sévère,
Apaisez-vous!
Pardonncz-nousl
i.r. !)Oc. na ii mihaci.h