‹ Le Docteur noir, drame en 7 actesChapitre 59 sur 63 · LE GARDE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

LE GARDE FRANÇAISE

Il n’y a plus de Bastille! Prise aujourd’hui, demain raséo . . citoyen, vous êtes libre.

sainte-luce, étonné.

Ah ! bah !...

briquet, vivement.

Libre .. et moi aussi ? C est pour ça que le peuple s’est battu.. Vive le peuple !...

LE GARDE

Citoyen, vous pouvez sortir. Liberté! liberté!

TOUS

Liberté... liberté ! .

■Il* sortent de chez le ehevalier et restent dans la partie de gauche. )

SAINTE-LICE

Oui, certes... je vais sortir, mai* pas dans cet état... Briquet... vile, mon habit, m *n chap an. [Il Ole sa robe d* chambre.) briquet est entré il .m la chambre o ««•, et r-oi nt, apport nt le costume du chevalier, qui s'habille.

Voilà, Mons enr. [uriquet Ihabide.)

ANRiVE est entré, il se trouve parmi la foule, et regarde autour

de lui.

Oui, c’est bien dans cette tour...

le garde, à André.

Qui cherches- tu?

ANDRÉ

Un pauvre prisonnier...

LE GARDE

Il n'y a plus personne ici... et plus rien au dessous... Remontons..." remontons...

TOCS.

Remontocs...

ANDRÉ

Non... attendez... je suis sûr do ne pas me tromper... je suis sûr que sous r.os pi ds «r mil un pauvre l.on.me pour liqucl, loutà l’heure, j ai ri. qué ma \ie...

LE GARDE

Vois, toi-même... rien qu>- le s >1.

André, montrant la d lie.

Oh! cette dalle se soulève peut-être... essayons...

TOCS.

Es-ayons... (Ils se mettent à faire des pesées, les uns avec des sabres," les autres avec, des haches.)

ANUItÉ.

Oui, elle cède... [La pierre est levée.) Voyez, maintenant.

LE GARDE

Et lu dis qu’il y a là un être vivant?...

ANDRÉ

Il y a là un honnie qui a smvé ini mire!...

(Il s’al.injo d »ns l'es aiier suivi du g irde et de plusieurs autres, dont un porte une lor lie.)

SUNTE i.t’CS habi’lé, à briquet.

Ah! mes gan's , mon chapeau... [Briquet les lui remet) mou épée... je n’en ai pis... Je cours à Vers i illes... (// sort.)

briquet, le suivant.

Et moi... au Cours-la-R ine.

[Ils montent l’escali r. Briquet criant : Vive le peuple! vivo le peuple!... Au mime inslanl la porte du cachot est ouvert!. André s’y précipite, suivi du garde et des autres... A la clarté de la torche, André va derrière le pilier, et relève Fabien encore évanoui.)

&CÈNK IX.

ANDRÉ, le pelple, FABIEN, d'abord évanoui

A NOUÉ, le soutenant.

Fabien!... Faben!. . c'«st moi... And'é ..

FABIEN. le r (fardant et retenant à lui.

André... toi. . p i onnicr comme moi!...

ANDRÉ

Comme vous, Fabien!.. Mais vous pou\ez sortir! entendezvous?

FABIEN avec joie.

Sortir? moi!.. [Il se 1ère va *’él .neer au dehors. puis sarré- . tant tiw-à-coup il reominl à André avec douleur.) Malheureux!... mais s'ils m’ont fait libre, cVstque rauline est morte!... n’est-ce pas?

ANDRÉ

Mais non, ce n’est ras elle.

FABIEN, avec force.

Elle existe!... et je suis lib e ..

toi:s. '

Oui. . lib r e...

faiuen s'élance sur l’escalier, puis tout -à coup s'arrête, regarde André et les personnes qui l’ entourent pui< il pousse un éclat de rire qui les épouvante tous ; enfin, les f rees lui manquant, il tombe à ta renverse dans l s bras d' And' é et du gai de-française

Page 1