LE GARDE FRANÇAISE
Il n’y a plus de Bastille! Prise aujourd’hui, demain raséo . . citoyen, vous êtes libre.
sainte-luce, étonné.
Ah ! bah !...
briquet, vivement.
Libre .. et moi aussi ? C est pour ça que le peuple s’est battu.. Vive le peuple !...
LE GARDE
Citoyen, vous pouvez sortir. Liberté! liberté!
TOUS
Liberté... liberté ! .
■Il* sortent de chez le ehevalier et restent dans la partie de gauche. )
SAINTE-LICE
Oui, certes... je vais sortir, mai* pas dans cet état... Briquet... vile, mon habit, m *n chap an. [Il Ole sa robe d* chambre.) briquet est entré il .m la chambre o ««•, et r-oi nt, apport nt le costume du chevalier, qui s'habille.
Voilà, Mons enr. [uriquet Ihabide.)
ANRiVE est entré, il se trouve parmi la foule, et regarde autour
de lui.
Oui, c’est bien dans cette tour...
le garde, à André.
Qui cherches- tu?
ANDRÉ
Un pauvre prisonnier...
LE GARDE
Il n'y a plus personne ici... et plus rien au dessous... Remontons..." remontons...
TOCS.
Remontocs...
ANDRÉ
Non... attendez... je suis sûr do ne pas me tromper... je suis sûr que sous r.os pi ds «r mil un pauvre l.on.me pour liqucl, loutà l’heure, j ai ri. qué ma \ie...
LE GARDE
Vois, toi-même... rien qu>- le s >1.
André, montrant la d lie.
Oh! cette dalle se soulève peut-être... essayons...
TOCS.
Es-ayons... (Ils se mettent à faire des pesées, les uns avec des sabres," les autres avec, des haches.)
ANUItÉ.
Oui, elle cède... [La pierre est levée.) Voyez, maintenant.
LE GARDE
Et lu dis qu’il y a là un être vivant?...
ANDRÉ
Il y a là un honnie qui a smvé ini mire!...
(Il s’al.injo d »ns l'es aiier suivi du g irde et de plusieurs autres, dont un porte une lor lie.)
SUNTE i.t’CS habi’lé, à briquet.
Ah! mes gan's , mon chapeau... [Briquet les lui remet) mou épée... je n’en ai pis... Je cours à Vers i illes... (// sort.)
briquet, le suivant.
Et moi... au Cours-la-R ine.
[Ils montent l’escali r. Briquet criant : Vive le peuple! vivo le peuple!... Au mime inslanl la porte du cachot est ouvert!. André s’y précipite, suivi du garde et des autres... A la clarté de la torche, André va derrière le pilier, et relève Fabien encore évanoui.)
&CÈNK IX.
ANDRÉ, le pelple, FABIEN, d'abord évanoui
A NOUÉ, le soutenant.
Fabien!... Faben!. . c'«st moi... And'é ..
FABIEN. le r (fardant et retenant à lui.
André... toi. . p i onnicr comme moi!...
ANDRÉ
Comme vous, Fabien!.. Mais vous pou\ez sortir! entendezvous?
FABIEN avec joie.
Sortir? moi!.. [Il se 1ère va *’él .neer au dehors. puis sarré- . tant tiw-à-coup il reominl à André avec douleur.) Malheureux!... mais s'ils m’ont fait libre, cVstque rauline est morte!... n’est-ce pas?
ANDRÉ
Mais non, ce n’est ras elle.
FABIEN, avec force.
Elle existe!... et je suis lib e ..
toi:s. '
Oui. . lib r e...
faiuen s'élance sur l’escalier, puis tout -à coup s'arrête, regarde André et les personnes qui l’ entourent pui< il pousse un éclat de rire qui les épouvante tous ; enfin, les f rees lui manquant, il tombe à ta renverse dans l s bras d' And' é et du gai de-française