‹ Le Docteur QuesnayChapitre 40 sur 128 · Lorin, François Quesnay · texte numérisé non relu

Lorin, François Quesnay

de chirurgien juré. Il légua en même temps sa terre de Marigny à la communauté des chirurgiens de Paris, avec l'obligation d'emplo3'er une partie des revenus à donner des jetons à 40 membres de l'Académie à la fin de chaque année et d'allouer en outre au secrétaire, c'est-à-dire à Quesnay, une rente de 3.000 livres.

Par un codicille du 20 avril, il précisa que la rente de 3.000 livres serait payée à dater du jour de son décès. M'"^ Issert, sœur du testateur et usufruitière de ses biens, attaqua cette disposition et insinua qu'ayant été prise presque à la veille de la mort de La Peyronie, elle avait été suggérée par Quesnay a non satisfait du retardement » du paiement de la rente. Elle fut déboutée par une sentence du Châtelet du 29 août 1747, que confirmèrent un arrêt du Parlement du 8 juillet 1748 et un arrêt du Conseil.

Par la mort de La Peyronie, Quesnay devint le chef de la défense des chirurgiens et Ton parla de lui pour le poste de premier chirurgien du roi \ Diderot lui prêta à ce

1. Mémoires du duc de Luj/nrs : « Il paraît qu'il n'y a que quatre sujets pour lui succéder (à La Peyronie),

moment Fappui de sa plume \ Dans une brochure datée de 1748, TEncyclopédiste soutint plaisamment que ce qui distinguait surtout des chirurgiens les docteurs de la Faculté était d'avoir payé 2.000 écus pour frais de diplômes.

(( Il me paraît ridicule, dit-il, que dans » des occasions où Petit se trouverait à côté » d'un malade avec un P... (probablement » Procope qu'on traitait de médecin comi- » que) ou quelque autre embryon de la ïi Faculté, celui-ci se crût en droit de com- » mander... Quoi! un homme habile, un » Quesnay, parce qu'il n'est que chirurgien, )) se taira devant un P. .., parce qu'il en a » coûté 2.000 écus à ce P... pour obtenir le )) grade d'ignorant médecin ! >^

Morand qui a une grande réputation dans Paris, Bagieux, qui s'en est acquis depuis longtemps dans l'armée, La Martinière, que le roi paraît aimer beaucoup. . . et un nommé Quesnet, qui est à M. le duc de Villeroy. C'est celui qui a le plus travaillé, à ce qu'on dit, au grand mémoire des chirurgiens ». Il s'agit du Mémoire présenté au roi par son premier chirurgien. où est exposée Tancienne législation sur la chirurgie en France, imprimé en 1749. — La Martinière fut nommé premier chirurgien.

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