ACTE IV
CHARLOTTE
Un très-grand ! Si la princesse Marguerite épouse le duc Farnèse, notre mariage se fait.
LE ROI
Gomment cela?
CHARLOTTE
Le jour de son mariage, le duc Farnèse me donne cent mille livres comme cadeau de noces ; de sorte que si, de votre côté seulement, vous avez une compagnie...
LE ROI
Je l'ai.
CHARLOTTE
Comment, vous l'avez?
Le roi me Ta promise ce soir ; c'est comme si je l'avais.
CHARLOTTE
Bon! Et la permission de M. de Mazarin, le roi l'at*il? Une compagnie, cela vaut quarante mille livres !
LE ROI
Et moi je vous dis que c'est comme si je l'avais, Charlotte.
CHARLOTT E.
Oh I quel bonheur ! quel bonheur ! %
(Elle saule au cou du roi et l'enttoame .)
' LE ROI, à pari. *
Ah çà ! mais mieux- vaut être Bouchavannes que le roi, à ce qu'il me semble.
CHARLOTTE
Chut!
LE ROI
Quoi ?
CHARLOTTE
Deux personnes viennent de ce côté.
LE ROI
Oui, en effet... Rentrez, Charlotte! rentrez !
Ainsi, vous croyez que le roi épousera mademoiselle de Mancini?
LE ROI
Eh 1 eh ! c'est probable.
CHARLOTTE
Enfin, vous le croyez?
1 LE ROI
C'est possible ; mais, en tout cas, il n'épousera pas la princesse Marguerite.
CHARLOTTE
Non?
LE ROI
Oh ! non !