‹ Le docteur ServansChapitre 93 sur 201 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

gneur... Voyons, est-ce un robin, un homme d'Église ou un gentilhomme?

MAZARIN, sans répondre.

Ze croyais qu'il' était question de quelque çose comme d'oui) mariaze entre loui et votre çarmante fille. Vous savez, mon cer Guitaut, que, dans le cas où ce mariaze aurait liou, le roi donnerait cent mille écous, et signerait au contrat?

Cela ferait bien, monseigneur; car, jusqu'ici, nous avons reçu plus de coups que de pistoles au service de la royauté... Où est l'ordre?

MAZARIN

Tou crois donc qu'il s'azit d'arrêter quelqu'oun, mon cer Guitaut?

Pardieu! quand on fait venir le capitaine des gardes, quand on lui promet pour sa fille cent mille écus... qu'on ne lui donnera pas, c'est qu'on a besoin du capitaine des gardes.

Eh bien, oui, z'ai besoin de toi, Guitaut; ma tou te trompes : ce n'est point pour arrêter quelqu'oun.

Oh! oh! Et pourquoi donc faire?

MAZARIN

C'est pour prévenir oun étranzer qui se cace à l'hôtel dou Paon couronné que ze sais qu'il est là.

Bien! vous savez qu'il est là... et vous désirez?...

MAZARIN

Ze désire qu'il quitte l'hôtel.

Et peut-il loger à quelque autre endroit dans Vincennes, monseigneur?

MAZARIN

C'est que ze voudrais qu'il quittât, non-soulement l'hôtel, mais Yincennes aussi... si cela ne loui était pas trop désagréable.

Bon! et qu'il retournât à Paris, alors?

MAZARIN

Heu ! Paris est bien près de Vincennes, Guitaut, et ze voudrais qu'il quittât aussi Paris... si cela ne loui faisait pas trop de peine.

Et en quel endroit de la France lui sera-t-il permis de demeurer?

Page 1