DEUXIÈME COUPLET
Dès ce moment, Chaque amant Se mit promptement A danser, Balancer, Passer, Repasser, Et, castagnettes en avant, Chaque prétendant S'exerçait Et donnait Le signal Du bal.
Le muletier Pedro Possédait le boléro,
Et i'alcade déjà, Brillait dans, la cachucha; Tra, la, la, tra, la, la ,
— Messieurs, ce n'est pas ça, Tra, la, la, tra, la, la,
Et, pendant ce temps-là, Tra, la, la, tra, la, la, Le jeune et beau Joset, Tra, la, la, tra, la, la, De loin la regardait ; Et, de travers dansait, Car il l'aimait...
— Belle aux yeux deux, Ce beau bal nous réunit tous ;
MAGASIN THEATRAL Faisant
Qui de nous Voulez-vous Prendre pour époux?
— Le danseur que je veux :
C'est celui, c'est celui qui m'aime le mieux. Oui, Joset, je te veux, Car c'est tor. qui m'aime le mieux.
ENSEMBLE
JULIANO et LE CHOEUR.
Que de grâce ! que de candeur î etc., etc.
HORACE
C'est bien son regard enchanteur; etc., etc.
JACINTHE
Ah! quel son de voix enchanteur! etc., etc. juliano. Allons, Jacinthe, le punch et le café dans le salon !
Jacinthe sort un instant. Ils se lèvent tous, et les domestiques des jeunes seigneurs enlèvent la table, qu'ils portent au fond du théâtre.
juliano et le choeur, » oyant sortir Jacinthe. Je n'y tiens plus !
INESILLE.
Ah ! finissez, de grâce !
TOis , entourant Inésille.
Non, vraiment... nion cœur amoureux...
inésille, se défendunt.
Ah ! je frémis de leur audace !
tous , de même.
S'enflamme au feu de tes beaux yeux !
horace, seul, a gauche du théâtre et regardant Inésille.
Comment, serait-ce elle en ces lieux ?
Non... ce n'est pas!... c'est impossible ! juliano et le choeur, entourant Inésille. Allons, ne sois pas inflexible!
INÉSILLE.
Laissez- moi! laissez-moi!
JULIANO et LE CHOEUR.
De l'un de nous daigne accepter la foi ! inésille, se dejendant.
Laissez-moi ! laissez-moi !
HORACE
Ce n'est pas elle... non, non, non, c'est impossible !
JULIANO et LE CHOEUR.
Rien qu'un baiser, un seul...
INÉSILLE.
Laissez-moi ! laissez-moi !
JULIANO et LE CHOEUR.
Tu céderas!
inésille , poussant un cri, s'échappe de leurs mains et se précipite dans les bras d'Horace en lui disant :
Ah !.. défendez-moi !
horace, à part, avec joie.
C'est elle!
jacinthe, sort en ce moment de la première porte à gauche, qui est celle du salon, et dit d'un air sévère.
Eh bien! que vois-je?
juliano et le choeur , s'arrêtant et à demi-voix.
C'est la tante !
De la duègne craignons la colère imposante.
jacinthe. Dans le salon le punch est la qui vous attend.
JULIANO
Elles tables de jeu?
JACINTHE
Tout est prêt.
JUMANO.
""est charmant !
coiivnr salon.
le passer dans le Messieurs. ..messieurs, le punch est là qui vous attend. ENSEMBLE.
JULIANO et LE CHOEUR.
Que de grâce ! que de candeur !
Mais pour toucher ce jeune cœur De cet argus fuyons les yeux, ■ Plus tard nous serons plus heureux !
HORACE
C'est elle ! ô moment enchanteur !
Combien je bénis sa frayeur; Oui, c'est elle que dans ces lieux . L'amour offre encore à mes yeux !
JACINTHE
Mais voyez donc ces grands seigneurs...
Quelle indécence ! quelles mœurs !
A Inésille.
Mais ne craignez rien en ces lieux Tant que vous serez sous mes yeux ! Ils entrent tous dans le salon a gauche. JACINTHE, à Inésille. Les voilà partis, soyez sans crainte... je descends à la cuisine.
Elle sort par la seconde porte à gauche. Au moment où elle s'éloigne, Horace, qui était entré le dernier dans le salon, revient sur ses pas près d'inésille , qui est seule et range le couvert.