SCENE IX
LA TOURIÈRE; puis HORACE.
LA TOURIÈRE, allant ouvrir la porte à droite. Entrez ! entrez, seigneur cavalier.
nORACE. C'est bien heureux! depuis une heure que j'attends. J'ai une permission de M. le comte de San-Lucar, pour me présenter à sa fille , la senora Brigitte . ma fiancée.
LA TOUitlÈRE. On ne parle pas ainsi à nos >eunes pensionnaires, sans l'autorisation et la présence de Mme l'abbesse.
HORACE , avec impatience. Eh ! je le sais bien!... et voilà pourquoi je désire lui parler d'abord... (à part) k yi**" vieille abbesse.
M\GASL\ ÏIIEATIIAL,
LA TOURIÈRE. Elle est à la chapelle.
HORACE. Comme c'est agréable!... ça n'en finira pas.
LA TOUMÈRE. Voilà un beau cavalier qui est bien impatient... fit L'impatience est un péché. ( Mouvement d'Horace. ) Mme la supérieure vous prie de l'attendre dans ce parloir, où vous serez plus commodément. (Parlant aoec volubilité.') Nous avons aujourd'hui bien peu de temps à nous... Une cérémonie... une prise de voile où doit assister tout Madrid... Mais c'est égal, on vous accordera quelques minutes en sortant de matines... cardans ce moment nous sommes toutes à matines!
HORACE , avec intention et la regardant. Pas toutes, à ce que je vois !
la tourière. Aussi j'y vais... Dieu vous garde, mon frère.
Elle sort.