LES MÊMES, SAINT-MARS
SAINT-MARS, «Mfuit.
Qui m’appelle ?
BONAVENTURK, à part.
C’est lui!... de l’aplomb !
SAINT-MARS
Eh! mais, ce» traits... ce visage... (a »«uini«ii.) Regarde-moi donc un |>eu !...
BONAVENTUKE, t pan.
La ressemblance le frappe.
hAi.vT-rans.
Je ne me trompe pas...
iiosAVE^mmi;, * p»n.
La ressemblaucc le frappe à coups redoublés.
SAINT-MARS
Jérôme ?...
MON AVENTURE
Toussaint...
SAINT-MARS
Ex soldat nu régiment de Champagne ?
UONAYENTCHE.
Moi-même, monsieur le Marquis, (a pan.) Ouf t ça y est !
SAINT-MARS, le ivfirJMt.
Oui, oui, je te reconnais; pourtant...
BON AVENTURE
Quoi donc ?
SAINT-MARS
Je le trouve un peu changé.
■ON AVENTURE
Aht oui, renforci... engraissé... c'est l’âge.
SAINT -MARS
Et puis, au régiment, tu avais l’air moins...
BONA TENTURE
Moins spirituel?
SAINT-MARS
Non, au contraire... plus...
BONLAVENTCRE.
Plus?
Enfin, un autre air.
BONAVENTURK.
C'est l'âge, monsieur le Marquis, c’est l’âge... et le v illage.
SAINT-MARS
Mais laissons cela. Tu as reçu ma lettre?
BONAVENTURK.
Et sans reproche, je puis dire que vous m’en ave* fait faire du chemin.
PAINT-MARS
Comment ?
BONAVENTURK.
Dame, vous m'écrive* de venir vous rejoindre à Paris.— Mon ! je fais 60 lieues croyant vous y trouver... je vous cherche par monts et par vaux... et finalement j'apprends que vous y êtes... à Vaux.
SAINT-MARS
lin motif grave, imprévu, m'a forcé de venir ici.
BONA TENTURE
Dix jolies petites lieues de plus à faire pour me reposer. Mais du moment qu'il s'agit d’une condition tranquille...
SAINT-MARK
Ainsi, ma proposition te convient ?
BONA VENTE RE
Elle me charme.
Tu entres à mon service ?
BONAVENTURK.
Avec transport! M. le Marquis va vivre à la cour, se fixer à Paris... et Paris, c’était mon rêve.
SAINT-MARS
C'est bien. Tu arrives à propos. Dès aujourd'hui, je puis avoir besoin de ton
BONAYEirrtHK.
Tout à vous, monsieur le Marquis. Et s'il faut vous coiffer, vous raser...
SAINT-MARS
Comment!... tu sais raser?
BONAVENTTRE.
Pardienne! puisque je... (s'anMaat m t san.) Rient j'allais dire une bêtise! {aa»».) Puisque mon frère est perruquier.
SAINT-MARS
Ail ! ton frère, cet imbécile, ce poitrou dont tu me parlais autrefois.
BON AVENTURE, A part.
U parait qu’on m’arrageait joliment
SAINT-MARS
Il s'agit d’une chose plus sérieuse.
BONAVENTURK.
Ah!
SAINT-MARS
D’une chose qui te rappellera ton ancien métier.
BONAVENTURK.
Ah ! oui, mon ancien métier... mon métier de...
SAINT-MARS
De soldat.
BONAVENTURK , *• |*u
De soldat!... oui... Et c’est?
SAINT-MARS
C’est un duel.
BONAVENTURK.
l'n duel!... (a pmi.) Ah! ciel !
SAINT-MARS
Un duel à mort.
BONAVENTURK, * part.
Ah! ciel de Dieu! «
SAINT-MARS
Tout à l'heure, je dois me battre et tu m’assisteras.
BONAVENTCEE.
Moi?
Sans doute.
BON AVENTURE, * part.
Un duel!... et mon frère qui m’avait parlé d'une condition
tranquille!
SAINT-MARS
Dans un instant je serai ici avec mon adversaire... levais fixer avec lui l'heure du combat. Toi, viens m’attendre et sois piét à mon premier appel.
BONAVENTURK.
Oui. M. le Marquis, (a put.) Moi qui croyais que ça portait bonheur de raser un bossu !...
SAINT-MARS
Eh bien ?
BONAVENTURB.
Voilà, Monsieur, voilà!... (a p»n.) Où me suis-je fourré, graod
Men ! (U wii S*M-M*n 7*1 aMpai U faucha.)
(Les Gentilshommes qui sont resté» au fond s’inclinent devant le Roi, qui entre cl redescendent en scène avec lui)