‹ Le donjon de VincennesChapitre 14 sur 14 · CONSULAT · texte numérisé non relu

CONSULAT

(8) Mémoires, lettres et pièces authentiques, touchant la vie et la mort de S. A. R* monseigneur Louis-Antoine Henri de Bourbon Condé, due d'Envies.

(S) M. le comte de Cbouloi.

(10) Recherches historiques sur le procès et la condamnation du duc d'Enghiea, par M. Aag. Neogarède de Fayel

(11) « Ce fait, dit h duc de Rovigo dans tes Mémoires, m'a été attesté par une personne attachée au serrice du prince à Tépoque de son enlèfement. » Le baron de Saint-Jacques, également attaché à la personne du prince, a contesté ce fait, en citant «ne lettre qu'il avait reçue.

(12) cr Mon cher enfant,

» On assure ici depuis plus de sii mois que tous avei été faire un voyage à Paris » d*autres disent que tous n'avei été que jusqu'à Strasbourg ; il faut convenir que » c'était un peu inutilement risquer votre vie et votre liberté; car pour vos principes, » je suis tranquille de ce cdté*îà, ils sont aussi profondément gravés dans votre coeur 9 que dans dans les nôtres. Il me semble qu'à présent vous pourriez nous confier le » passé, et si la chose est vraie, nous dire ce que vous avez observé dans vos voyages.

» A propos de votre santé, qui nous est si chère à tant de titres, je vous ai mandé,

» il est vrai, que la position où vous êtes pourrait être très-utile à beaucoup d'égards;

» mais vous êtes bien près, prenez garde à vous, et ne négligez aucune précaution pour

» être averti à temps et faire votre retraite en sûreté, en cas qu'il passât par la tête du

» premier consul de vous faire enUver ; n'allez pas croire qu'il y ait du courage à

» tout braver à cet égard : ce oe serait qu'une imprMdence impardonnable aux yeux

» de l'univers, et qui ne pourrait avoir que les suites les plus affreuses ; ainsi, je vous

» le répète, prenez garde à vous, et rassurez-nous en nous répondant que vous

» sentez parfaitement ce que je vous demande, et que nous pouvons être tranquilles

9 sur les précautions que vous prendrez.

I» Je vous embrasse.

» Signé, L.-J. DE Bourbon.

(13) Lettre du baron de Saint-Jacques au Journal des Débats, en date du 12 no- Tembre 1823.

(14) Interrogatoire du 18 ventôse (9 mars).

(Itf) Beaucoup d'historiens ont prétendu que c'était le personnage de Pichegru qui avait donné lieu à cette méprise : c'est une erreur. D'abord l'âge de ce dernier empêchait de le confondre avec le duc d'Enghien, ensuite Pichegru était déjà arrêté. Cest ce que démontre clairement M. Nougarède dans son excellent ouvrage, dernier travail qui ait été fait sur l'affaire du duc d'Enghien, plus complet que tous les autres, écrit avec autant de conscience que d'exactitude, et que nous avons été heureux de consulter souvent.

(16) Nougarède de Fayet.

(17) Ce journal fut trouvé après la mort du duc, dans la poche de son gilet. Il fut apporté au premier consul. Des copies authentiques en ont été prises alors. On ne peut douter aujourd'hui de son exactitude.

(18) Nougarède de Fayet.

(19) Voir le détail de ces pièces dans l'ouvrage de M. Nougarède, deuxième volume, psge 10.

(20) Voir pour plus de détails les articles publiés] dans la Presse, le 10 septem *

bre 1843, par M. BuchoD, qai raconte avec le ton de la plus aimable Térilë sa cooYersatioD à ce sujet avec rancîen roi de Naples et d'Espagne.

(21) Pour voir les divers ordres que dous nous contentons de mentionner parce qu'il serait trop long de les transcrire, consulter les Mémoires historiques sur la catcatro-^ pke du due d*Enghien, publiés par Baudoin frères, à Paris, 18%l, et l'ouvrage de M. Nougarède. Nous basons nous-méme notre écrit sur ces divers ordres que nous avons sous les yeux.

(22) Aujourd'hui celui du commandant du génie.

(23) Relation manuscrite du curé de Vincennes. v24) Nougarède de Fa jet.

^25) C'est ce qui a fait dire que la fosse avait été creusée d'avance.

(26) Voir le journal pour plus amples détails.

(27) M. Nougarède de Fayet rapporte ces deux anecdotes, qu'il tient, l'une de M. Emmanuel de Las-Cases, l'autre du duc de Gaéte.

(28) Voici l'extrait de son testament. « Longvrood, Itf avril 1821. Je meurs préma« turëment assassiné par l'oligarchie anglaise et son sicaire. J'ai fait arrêter et juger le duc d'Enghien, parce que cela était nécessaire k la sûreté, à l'intérêt et k l'honneur du peuple français, lorsque le comte d'Artois entretenait, de son aveu, soixante assassins dans Paris. Dans une semblable circonstance j'agirais encore de même. »

(29) Ceux dont nous n'avons pas marqué la sortie n'ont quitté le donjon qu'en 1814» ainsi qu'on le verra À la fin de ce règne.

(30) Nous n'avons pas trouvé d'autres noms inscrits sur le registre d'écrou. Il est , pourtant encore un prisonnier qu'on nous a assuré avoir été au donjon de Vincennet. C'est le général espagnol Palafox ; un vieux gardien nous a assuré l'avoir connu. H nous a dit qu'il habitait seul le cinquième étage. 11 nous a cité de plus cette circonstance, bien faite pour être gravée dans sa mémoire : le général Palafox faisait faire sa cuisine k ses frais, et abandonnait aux gardiens les 80 francs par mois qu'on lui allouait pour sa nourriture.

LE DONJON DE VINCENNES SOUS LOUIS-PHILIPPE- (31) Louis Blanc, Histoire de dix ans.

nu DES XOTIS,

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