‹ Le Dossier de l'AntimoineChapitre 16 sur 20 · D OR · texte numérisé non relu

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Dore “Get ouvrage fut critiqué par un anonyme e en 4708. Quelques ‘années plus tard Jacques Jacquet présenta

un nouveau remède (Régule martial d’Antimoine) comme

succédané de kermès, avec cet avantage qu'il pourrait

être donné à plus haute dose.

Une commission composée de 6 membres le sänction-

na le 26 février 1762 par le rapport suivant:

À Messieurs, |

à « La préparation d’antimoine du sieur Jacquet diffère ea de toutes celles que nous connaissons. Elle est le résultat de différentes opérations pratiquées sur le régule d’Antimoine, tout à fait tel qu’il est écrit dans le codex de la Faculté, mais avec cette seule différence que le sieur Jacquet emploie une plus grande quantité de fer pour faire son régule. .

Il paraît que le sieur Jacquet était fondé à dire qu’on pouvait l’employer à une très grande dose, sans qu'il excitât le vomissement. Plusieurs de Messieurs les commissaires ont employé ce remède dans différents cas.

Signé :

Vieillard, Verdelhan, Bellot, Dubourg le Thicullier et Guilbert de Préval.

Jean Senac, conseiller ordinaire du Roy en ses conseils d'Etat et privé, premier médecin de Sa Majesté, après avoir fait l'examen de la préparation de Jacques Jacquet, a, le 23 août 1764, accordé un brevet pour 3 ans et renouvelable après ce délai.

Il a l’autorisation de vendre son produit dans toute l'étendue du royaume.

A la suite cut rude paru u dans | Ja Gazette mr Médee du 3 juillet 1762 demandant au nom du public au | sieur Jacquet : à 4 sous quelle forme ; ° dans quelles ma-

Jadies son remède était applicable, ce dernier fit paraître

l'ouvrage | suivant qu’il dédie (1): A Messieurs les Doyens ‘et docteurs Régens de la Faculté de Médecine de PUni- 2 = versité de Paris. « Le s'eur Jacquet, ci-devant chirurgien de S. A. S. le Prince de Wirtemberg, ayant quitté cette

partie pour se livrer entièrement aux recherches chimi-

ques, s’est surtout appliqué à l'analyse de l’antimoine, et

il est ainsi parvenu à tirer de ce demi minéral un des

plus excellens remèdes qui soient connus dans la médeciue : à l’aide d’une manipulation particulière, il purifie

ce mixte des parties qui ont toujours effrayé les plus cé-

lèbres praticiens dans l’administration d’un médicament

= dont, à celà près, l'efficacité est universellement con-

nue».

Dans cet ouvrage l’auteur se propose de prouver à la Faculté que l’antimonine est un remède souverain dans les maladies de la lymphe, de la peau, de la syphills.

M. Le Thieullier Doyen, fit la lecture de cette requête dans une assemblée de la Faculté qui par un décret exprès nomma 6 commissaires MM. Vieillard, Verdelhan, Bellot, Dubourg, le Thieuillier et Guilbert de Préval.

En faisant connaître l’usage que quelques praticiens célëbres du XVIII*et XIX* siècle ont fait des préparations antimoniales, nous continueront son histoire thérapeutique | qui doit seule désormais nous occuper.

| 1. Histoire abrégée de l'antimoine et des cures merveilleuses

qu'il opère. J. Jacquet, Moulin 3

Ras entraient:. En

Dans cette deuxième partie, sous

Fe cognésie, n nous ds à la f

Examinant ensuite les he cliniques qui at K été faites avec les plus usités, nous chereuer one à établir leur utilité thérapeutique. :

Giacomini (1) range l’antimoine parmi les hyposthénisants vasculaires artériels. Il étudie ses effets chez l’homme bien portant depuis la dose de un centigramme, et d'a près ses expériences il démontre qu il est sudorifique, évacuant, vomitif, mais que, au delà de 15 centigrammes, il ne produit plus de vomissements, mais qu'il produit un ralentissement de la circulation, une diminution de la chaleur animale : il donne lieu à des symptômes d’hyposthénie générale.

La médecine italienne qui, d’ après les travaux de Rasori, de Borda, de Tommasini, ont expérimenté le tartre stibié et les autres sels antimoniaux avaient constaté que le tartre stibié ralentit le pouls et peut par conséquent remplacer la saignée dans quelques cas, fait constaté chez nous par Laennec (2) par Trousseau (3), par Bri-

cheteau (4).

1. Trailé philosophique et expérimental de matière médicale et de thérapeutique. Ed. de l'Encyclopédie médicale, p. 257.

2, Traile de l'auscullation. T. II, p. 492, éd. 1826.

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