SCÈNE XVII. i
cisse .7. (Reconnaissant Crispin.) Juste ciel! c'est Crispin.
cm s pin.
C'est moi-même. Que diable venez-vous faire ici? IVe vous ai-je pas défendu d'approcher de la maison de monsieur Oronte ? Vous allez détruire tout ce que mon industrie a fait pour vous-
VALERE
Il n'est pas nécessaire d'employer aucun stratagème pour moi , mon cher Crispin.
CRISPIN
Pourquoi ?
VALÈRE
Je sais le nom de mon rival : il s'appelle Damis. Je n'ai rien à craindre ; il est marié.
CRISPIN
Damis marié?... (Montrant La Branche*.) Tenez, monsieur, voilà son valet, que j'ai mis dans vos intérêts. Il va vous dire de ses nouvelles.
VALÈRE
Seroit-il possible que Damis ne m'eût pas mandé une chose véritable ? A quel propos m'avoir écrit dans ces termes ?
(Il lit la lettre qu'il tient à la main, etyjui est de Damis.) « De Chartres.
« Vous saurez , cher ami , que je me suis marié « en ce te ville , ces jours passés. J'ai épousé secrèk tement une iiile de condition. J'irai bientôt à
Tliéître. Coiacilies. n . " 12
i34 CRISPIN RIVAL DE SON MAITRE.
« Paris, où je prétends vous faire, de vive voix , « tout le détail de ce mariage.
ce DAMIS. »
Ah! monsieur, je suis au fait. Dans le temps que mon maître vous a écrit cette lettre , il avoit effectivement ébauché un mariage ; mais monsieur Orgon , au lieu d'approuver l'ébauche, a donné une grosse somme au père de la fille , et a, par ce moyen , assoupi la chose.
V ALÈ BE.
Damis n'est donc point marié?
LA BRANCHE
13ou!
crispin, à Vatère.
Eli! non.
V ALERE.
Ah! mes enfants , j'implore votre secours.... (A Crïspïn.) Quelle entreprise as-tu formée, Crispin ? Tu n'as pas voulu tantôt m'en instruire. INe me laisse pas plus long-temps dans l'incertitude. Pourquoi ce déguisement? Que prétends-tu faire en ma faveur?
CRISPIN.'
Votre rival n'est point encore à Paris. Il n'y sera que dans deux jours. Je veux, avant ce tempslà , dégoûter monsieur et madame Oronte de son alliance.
De cruelle manière 7