SCÈNE IV
FLAMAND, LA BARONNE, MARINE
flamand, à la baronne, en lui présentant un petit coffre.
Monsieur Turcaret, madame, vous prie d'agréer ce petit présent. .% . ( A Marine. ) Serviteur , Marine.
MARINE
Tu sois le bien-venu, Flamand. J'aime mieux te voir que ce vilain Frontin.
LA baronne , à Marine, en lui montrant le coffre. Considèi-e , Marine ; admire le travail de ce petit coffre : as-tu rien vu de plus délicat? marine.
Ouvrez , ouvrez ; je réserve mon admiration pour le dedans. Le cœur me dit que nous en serons plus charmées que du dehors.
la baronne, ouvrant le coffret.
Quevois-je? un billet au porteur IL'aÛaire est sérieuse.
MARINE
De combien , madame ?
i72 TURCARET.
là baronne, examinant te billet.
De dix mille écus.
MARINE, bas.
Bon ! voilà la faute 'du diamant réparée;
la baronne, regardant dans le coffret* Je vois un autre billet
Encore au porteur ?
la baronne, examinant le second billet. Non; ce sont des vers que M. Turcaret m'adresse.
MARINE
Des vers de M. Turcaret ?
la baronne, lisant.
 Philis... Quatrain... (Interrompant sa lecture.) Je suis la Philis , et il me prie en vers de recevoir ion billet en prose.
MARINE
Je suis fort curieuse d'entendre des vers d'un auteur qui envoie de si bonne prose.
la baronne.
Les voici ; écoute.
( Elle lit. ) <c Recevez ce billet, charmante Philis, « Lt soyez assurée que mon âme <c Conservera toujours une éternelle flamme , « Comme il est certain que trois et trois font six. »
marine.
Que cela est finement pensé î