LA COMTESSE, LA SUIVANTE, GUSMAN
gl'Shas, composant et ne voyant pas ta comtesse , entre en marchant de mesure, et la bat avec ses mains.
La, la, la, la, cela ne vaut rien, morbleu : ne
trouverai-je point quelque idée toute neuve?
(Lentement.) La, la, la. la, non, ce début-là est dans Lulli.... La, la, la, la, la, la; Lulli encoie.... La, la, la, la; encore Lulli : quoi! Lulli partout, de quelque côté que je me tourne! Je suis bien malheureux de n'être venu qu'après lui; car, parce que j'ai dans la tête tout ce qu'il a fait de beau, on dit que je le pille... La, la, la, la, la; fort bien cela... La, la, la, la, la, la; admirable... La, la, la; merveilleux. (Il chante ces derniers mots.) Et le second dessus. La, la, et la base ton, ton.... quelle fécondité ! ( L'octave de haut en bas très-vite.) La,, la , la , la , la , la , la , la , quel reflux de génie! (L'octave de bas en haut.) La, la, la, la, la, la, la, la, {sur le même ton.) Les notes me gagnent , notons vite. (Il tire des lianes, et ne dit plus rien, mais note sur son genou, un genou en terre. Il jette les yeux du côté de la comtesse, et , l'apercevant, met son chapeau par terre, et continue toujours. Il chante.) Pardon , madame , pardon...., bon, hon, hon. (Il noie toujours.) Je crains de perdre une idée. Hon, hon, hon... dont vous serez enchantée. Hon, hon, hon.., je note le dernier ton.