‹ Le double veuvage, comédieChapitre 142 sur 252 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

LA BARONNE, FRONTIN

PlOHTlff, donnant le diamant à ta baronne.

J e n'ai pas perdu de temps , comme vous voyez, madame ; voilà votre diamant. L'homme qui l'avoit en gage me l'a remis entre les mains, dès qu'il a vu briller le billet au porteur, qu'il veut escompter, moyennant un très honnête profit. Mon maître, que j'ai laissé avec lui, va venir vous en rendre compte.

LA BARONNE

Je suis enfin débarrassée de Marine ; elle a sérieusement pris son parti. J'appréhendois que ce ne fût qu'une feinte : elle est sortie. Ainsi , Frontin , j ai besoin dune femme de chambre; je te charge de m'en chercher une autre.

FUONTIN.

J'ai votre affaire en main. C'est une jeune personne , douce , complaisante , comme il vous la faut. Elle verroit tout aller sens dessus dessous dans votre maison , sans dire une syllabe.

LA BARONNE

J'aime ces caractères-là. Tu la connois particulièrement ?

igo TURCARET.

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