SCÈNE IX
M. RAFLE, M. TURCAREt
De quoi est-il question, M. Rafle? Pourquoi me venir chercher jusqu'ici ? Ne savez-vous pas bien que, quand on vient chez les dames, ce n est pas pour y entendre parler d'affaires ?
M. RAFLE
L'importance de celles que j'ai à vous communiquer doit me servir d'excuse.
M. TURC An ET.
Qu'est-ce que c'est donc que ces choses d'importance ?
M. RAFLE
Peut-on parler ici librement ?
Oui , vous le pouvez ; je suis le maître : parlez. M. rafle, tirant des papiers de sa poche et regardant dans un bordereau.
Premièrement , cet enfant de famille à qui nous prêtâmes l'année passée trois mille livre? . et à qui je lis faire un billet de neuf par votre ordre, se voyant sur le^oint d'être inquiété pour le paiement, a déclaré la chose à son oncle le président ,
Théâtre. Comédies. H. o,q
23o TU11CARET.
qui , de concert avec toute la famille , travaille
actuellement à vous perdre.
M. IUBCARET.
Peine perdue que ce travail-là Laissons-les
venir ; je ne prends pas facilement lepouvante. M. rafle, après avoir regardé de nouveau dans son bordereau.
Ce caissier que vous avez cautionné , et qui vient de faire banqueroute de deux cent mille écus....,
M. turc A R et , l'interrompant.
C'est par mon ordre qu'il... Je sais où il est.
M. RAFLE
Mais les procédures se font contre vous. L affaire est sérieuse et pressante.
On l'accommodera. J'ai pris mes mesures : cela «era réglé demain.
M. RAFLE
J'ai peur que ce ne soit trop tard.
Vous êtes trop timide Avez-vous paçsc chez
ce jeune homme de la rue Quincampois. , à qui j'ai fait avoir une caisse ?
M. RAFLE
Oui, monsieur. Jl veut bien vous prêter vingt mille francs des premiers deniers qu'il touchera, à condition qu'il fera valoir à son profit ce qui pourra lui restez à la compagnie, et que vous
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prendre! son parti si l'on vient à s'apercevoir de la manœuvre.