‹ Le double veuvage, comédieChapitre 202 sur 252 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

LA BARONNE, LISETTE

t A B A K O 9 fc L .

Eh bien, Lisette .'

LISETTE

Eh bien , madame ?

Àurois-tu deviné que M. Turcaret eût une sœur revendeuse à la toilette ?

LISETTE

Auriez-vous cru vous qu'il eût une vraie femme en province?

LA BARONNE

Le traître ! il m'avoit assuré qu'il étoit veuf, et je le crovois de bonne foi.

a7o TUR CARET.

LISETTE

Ali! le vieux fourbe !.. (Voyant rêver la baronne. ) Mais, qu'est-ce donc que cela?.. Qu'avez-vous?.. . Ju vous vois toute chagrine. Merci de ma vie! vous prenez la chose aussi sérieusement que si vous étiez amoureuse de M. Turcaret.

LA BAHO>~>"E.

Quoique je ne l'aime pas , puis-je perdre sans chagrin l'espérance de l'épouser? Le scélérat! il a une femme ; il faut que je rompe avec lui.

LISETTE

Oui , mais l'intérêt de votre fortune veut que vous le ruiniez auparavant. Allons, madame, pendant que nous le tenons, brusquons son cofirefort, saisissons ses billets; mettons M. Turcaret à feu et à sang : rendons-le , enfin , si misérable qu'il puisse un jour faire pitié, même à sa femme, et redevenir frère de madame Jacob.

ri5 DU QUATRIEME ACTE.

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