‹ Le double veuvage, comédieChapitre 235 sur 252 · SCÈNE VIII. 3r · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII. 3r

LISETTE

Mais, monsieur, cinquante mille livres de rente, que sa mort me laisse , valent bien qu'on m'épouse sans réflexion.

vAlehe.

Ah ! madame , parlez de votre beauté.

Non, non. Je vois bien que Philaminte VOris lient toujours au cœur. Que je suis malheureuse!

VALÈIVE.

Vous pleurez, ma belle comtesse? Ah! c'en est trop, Philaminte ne vaut pas que je diffère d'un moment le plaisir de vous posséder. Je vous dirai plus; quand elle ne m'auroit jamais donné sujet de me plaindre, votre charmante vue suffit pour me rendre inconstant

LISETTE

Ah! voilà l'aveu que j'attendois : ne différons point notre mariage. Faisons confidence de notre amour à la maîtresse de ce logis ; elle est de mes amies , elle nous conduira dans tout ceci. Passons dans son appartement , suivez-moi.

valèiie.

O ciel ! à quoi le désespoir m'entraîne !

3i8 L'ÉPREUVE RÉCIPROQUE.

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