ACTE 11, SCÈNE V. <JS
j/lNTESDAST,
Ah ! c'étoit un mauvais cœur.
GXJ S M A >T .
Vous souvient-il qu'un jour, enragée contre vous , elle se contraignit tant pour vous aller embrasser, qu'elle en eût crevé ? mais elle s'avisa de dire à son petit laquais toutes les injures qu'elle n'osoit vous dire , et pensa l'étrangler à votre intention.
l'iST EN D AN T.
C'étoit une méchante femme.
Une malice....
l'iNTEKD ANT.
Cachée.
gusmA».
Noire.
L INTENDANT
J'en étois si indigné...
GUSM AN.
Une malignité —
l'intendant.
Si outrée —
GUS M ANj
De démon. . . .
T. INTENDANT
Si excédé
C'étoit un diable.
l'iutendant.
Que si elle n étoit morte , j'en serois mort.
GUSM AN.
A présent que vous ne pleurez plus , souvenezvous de la tendresse que vous aviez pour Thérèse , lorsque vous me fîtes confidence que vous vivriez plus long-temps que votre femme. Si vous aimez encore cette petite Thérèse, je vous plains, car madame la comtesse la marie aujourd'hui. l'i s tendant.
Aujourd'hui !
GUSM AN.
C'est de quoi j'ai voulu vous avertir en ami ; mais , avant que d'entrer en matière là-dessus , il est essentiel que vous évitiez madame la comtesse, jusqu'à ce que nous ayons pris certaines mesures avec Thérèse ; mais cachez-vous vite au fond de cet appartement , pendant que j'irai avertir Thérèse.
l'intendant.
Tu m'inquiètes , et....
G-USM AN.
Entrez vite , et pour cause \ je vous amènerai Thérèse à l'instant : entrez vite.