‹ Le double veuvage, comédieChapitre 4 sur 252 · ACTE 1, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE I

FKOSINE.

Par ma foi vous n'êtes pas sage. Quoi! vous vous désespér.-z de ce quelle est ravie de vous voir?

DORANTE

Ravie de me voir! Ah! je ne confonds point cette gaieté dissipée, avec le plaisir sensible et passionné que doit causer la vue de ce qu'on aime. Moi, par exemple, que son abord a pénétre, je suis resté immobile; un saisissement une langueur... mon cœur palpite... ma vue se trouble.... Vh! c'est ainsi que «ievroit s'exprimer sa passion; mais elle est incapable de cet amour solide et sensible qui peut seul contenter le mien.

F ROSI NE

Si j'étois homme, je choisirois pour mon repo-i une femme qui fut toujours gaie , et jamais sensible.

DOUANTE.

Je veux de la sensibilité.

fro s IN E.

Jeu voudrois dans une maiuesse, mais dan» une épouse hon !

DOUANTE.

C'en est tout l'agrément.

C'est un agrément bien dangereux pour le mari.

DORANTE

On peut être sensible et avoir de la vertu.

fbosise.

La yevtu ne rend pas toujours une épouse ver tueuse; et j aimerois mieux une femme qui n'eût pas de passions, qu'une femme qui les sût vaincre.

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