ACTE II, SCÈNE XIX
LA VEUVE
Je ne dis pas cela.
L'iSTESDAKTf
Quoi! j'ai mal entendu? ce n'est pas Dorante?
LA VEUVE
Eh non! je ne serai jamais à d'autre qu'à vous.
l'intendant.
Jamais à d'autre qu'à moi ?
LA VEUVE
Non , mon mari , non.
l'is tendant. Elle tremble en mappelant son mari ; elle craint madame la comtesse. Il n'y a que moi ici , ne tremblez plus, suivez-moi.
la veuve.
Ah!... a, a, a.
l'intendant.
Où êtes-vous donc? (Il rencontre sa main qu'il prend.)
LA VEUVE
Ah!... (Elle s'évanouit.)
L'iNTEN D ANT.
N'ayez pas de peur, c'est moi qui vous tiens- Gui, puisque vous m'appelez votre mari , vous serez ma femme. Vous m'aimerez un peu, n'est-ct pas? Eh ! plaît-il ? la pudeur vous rend muette.... Hon!... Que cette main-là est bien meilleure à baiser que celle de ma femme ! la sienne étoit rude, celle-ci est douce; mais ne perdons point de temps,
venez avec moi. (Il tire.) Qu'esl-ce donc? vous trouvez-vous mal ? Hé? (// la tire.)
LA VEUVE
Ah! Dorante.
l'intend> Ht.
Quenteuds-je!
gusmas accourt avej: une bougie.
Que faites-vous donc là tête-à-tête?
L'iITïIDABT, fuyant.
Ah!!
LA veuve, fuyant. Ah!
CUSM AH.
Je tourne la chose en raillerie, car il me vient une idée qu il faut communiquer à Frosine.