‹ Le double veuvage, comédieChapitre 94 sur 252 · M. ORONTE, LA BRANCHE · texte numérisé non relu

M. ORONTE, LA BRANCHE

M. ORONTE

Approche, La Branche; viens ça. Je te trouve une physionomie d'honnête homme.

LA BRANCHE

Oh! nfonsieur, sans vanité , je suis encore plus honnête homme que ma physionomie.

M. ORONTE

J'en suis bien aise Ecoute : ton maître a la

mine d'un vert galant.

1^4 CRISPrN RIVAL DE SO^ MAITRE.

LA BRANCHE

Tudieu ! c'est un joli homme. Les femmes en sont folles! Il a un certain air libre qui les charme. Monsieur Orgon, en le mariant, assure le repos de. trente familles , pour le moins.

M . oro.nte.

Cela étant, je ne m'étonne point qu il ait poussé à bout une fille de qualité.,

LA ETTANCHE.

Que dites-vous?

M. OnOKTE.

Il faut , mon ami , que tu me confesses la vérité. Je sais tout : je sais que Damis est marié, qu'il a épousé une fille de Chartres.

la b n an chi , a pari.

Ouf!

M. OROSTE.

Tu te troubles.... Je vois qu'on m'a dit vrai : tu es un fripon.

la branche.

Moi, monsieur?

M. OB.ONTE

Oui, toi, pendard! Je suis instruit de votre dessein , et je prétends te faire punir, comme corn piiee d'un projet si criminel.

LA BRANCHE

Quel projet , monsieur ? Que je meure si je comprends

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