M. ORONTE, LA BRANCHE
M. ORONTE
Approche, La Branche; viens ça. Je te trouve une physionomie d'honnête homme.
LA BRANCHE
Oh! nfonsieur, sans vanité , je suis encore plus honnête homme que ma physionomie.
M. ORONTE
J'en suis bien aise Ecoute : ton maître a la
mine d'un vert galant.
1^4 CRISPrN RIVAL DE SO^ MAITRE.
LA BRANCHE
Tudieu ! c'est un joli homme. Les femmes en sont folles! Il a un certain air libre qui les charme. Monsieur Orgon, en le mariant, assure le repos de. trente familles , pour le moins.
M . oro.nte.
Cela étant, je ne m'étonne point qu il ait poussé à bout une fille de qualité.,
LA ETTANCHE.
Que dites-vous?
M. OnOKTE.
Il faut , mon ami , que tu me confesses la vérité. Je sais tout : je sais que Damis est marié, qu'il a épousé une fille de Chartres.
la b n an chi , a pari.
Ouf!
M. OROSTE.
Tu te troubles.... Je vois qu'on m'a dit vrai : tu es un fripon.
la branche.
Moi, monsieur?
M. OB.ONTE
Oui, toi, pendard! Je suis instruit de votre dessein , et je prétends te faire punir, comme corn piiee d'un projet si criminel.
LA BRANCHE
Quel projet , monsieur ? Que je meure si je comprends