‹ Le doyen de SaintPatrick drame en cinq actes, en prose de MM. Leon de Wailly et Louis UlbachChapitre 16 sur 90 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

PATRICK, TISDAL.

PATRICK

Est-ce qu’il est parti, monsieur ?

TISDAL.

Qui... le docteur Swift? le recteur ?

LE DOYEN DE SAINT-PATRICK

PATRICK

Lui! recteur!... oh! patience, patience! il n’est pas encore . installé.

TISDAL.

Il le sera bientôt, car vous allez tout préparer.

PATRICK

Parbleu ! c'est déjà fait. Ce diable d’homme a une façon si tyrannique décommander, que, malgré soi, on obéit... Sa chambre est prêle... et autre chose, encore!... Ah! il s’appelle le docteur Swift !

i TISDAL, distrait, se lève et passe à droite.

Oui .. l’auteur de Gulliver !

' PATRICK

Ah bah ! c’est ce monsieur qui, dans son livre... un livre plein de menteries, veut nous faire accroire qu’il y a des pays où les gens sont grands comme mon pouce, des pays où ils sont hauts comme le clocher de la paroisse. C’est lui qui a \u des endroits où les chevaux parlent anglais, et où ils tiennent les hommes à l’écurie!... Eh bien ! je suis content de savoir cela ! j’en suis très-content!

TISDAL, distrait, en remontant.

Oui, Patrick, préparez tout.

PATRICK, se frottant les mains, passe à droite.

N’ayez pas peur, Monsieur.

11 faudra aussi disposer le pavillon pour ces dames...

PATRICK

Comment, il est marié ! il a de la famille !... Il ne nous manquait que cela.

TISDAL.

Pour sa pupille et pour la dame qui est avec elle.

PATlflCK.

Ah! oui, sa pupille! un homme qui écrif des livres pareils n’a pas de pupille... C’est encore un conte pour rire.

TISDAL, vivement, en descendant.

Taisez-vous, Patrick... ces dames méritent tous vos respects; et si vous vous permettez encore le moindre propos... ce sera me demander votre compte. Songez-y. (Putri- k fait un mouvement.) Songez-y !

(Il sort par le fond.)

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