‹ Le doyen de SaintPatrick drame en cinq actes, en prose de MM. Leon de Wailly et Louis UlbachChapitre 22 sur 90 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

Les mêmes, PATRICK.

PATRICK

Ah! monsieur! quel enthousiasme!... Ils vous adorent. Je leur ai dit que vous êtes Irlandais, et que c’est vous, ce génie qui sait donner aux animaux le langage des hommes. Cela leur a COUpé la parole. (Cris en dehors : Vite le docteur Swift.) Mais, les voilà qui reviennent. (Il va à la fenêtre.) Et vous allez voir...

SWIFT

C’est bon 1 c’est bon ! Tu m’as l’air de savoir manœuvrer la foule. Tu es, dans (on genre, unagilateur comme moi. M. Tisdal, voulez-vous me céder ce garnement? Il ne peut convenir «à un homme paisible comme vous.

TISDAL s’incline en signe de consentement

Très- volontiers!

PATRICK

Oh ! merci, M. Tisdal. (Il baise le pan de l’habit de Swift.) Docteur, c’est désormais entre nous, à la vie, à la mort... Servir l’homme qui a écrit les Lettres du Drapier et Gulliver, quel honneur ! Mais, je vous suivrais jusque dans celte ile ; vous savez, celle qui se promène dans l'air ! (Il remonte.)

" SWIFT, à Tisdal. i

Voilà les hommes, monsieur Tisdal!... Eh bienl pour commencer, Patrick, occupe-toi enfin du déjeuner.

PATRICK, se grattant la tête.

Le déjeuner?... C’est que... je leur avais prêté les casseroles; mais, ils n’en ont plus besoin. Vive le dofcteur Swift ! (il

retourne à la fenêtre.)

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