ACTE III
ESTIIER, sangloltant.
Mes exigences !.., Je n’en ai pas, Madame. Oh! je n’en ai pas... Pendant ce dernier voyagea Gond res, j’ai bien souffert.., et je ne lui ai pas laissé croire une seule fois que je souffrais. 11 m’a élevée, il m’a protégée, il peut me quitter, il peut m’oublier, je le bénirai toujours pour scs soins; mais, je ne lui demande pas d'immoler son ambition.
MISS VANHOMRIGH. .
Puisque le hasard, Mademoiselle, a mis entre nous une rivalité, soyons rivales en courage, en fierté !
ESTIIER, se lève.
Oh ! je ne suis pas votre rivale, moi !... Vous ôtes belle, riche, noble... je ne suis qu’une pauvre fille... mais, je l’aime autant que vous, mieux que vous. Seulement, je ne sais pas lutter... JC Souffre et je meurs! (Elle retombe assise.)
Mt>S VANHOMRIGH.
Non, vous vivrez... mais vous empêcherez un suicide... J’étouffais mon cœur pour vous épargner une larme ; affermissez le vôtre pour rendre celui que vous aimez à la vie brillante qui l’attend! (Elle s’avance vivement vers Swift.) On vient!... pesez tout ce que je vous ai dit.