‹ Le doyen de SaintPatrick drame en cinq actes, en prose de MM. Leon de Wailly et Louis UlbachChapitre 54 sur 90 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

SWIFT, ESTHEIt JOHNSON.

SWIFT, revenant sur ses pas.

Vous étiez là?... Qu’avez-vous?

LE DO VEN' DE SAINT-PATRICK

ESTHER, se levant, tout en pleurs.

Est-ce vrai, mon ami, quqje suis égoïste, ingrate, que je ne vous aime pas assez? Est-ce vrai que vous vous immolez à moi ?

SWIFT

Stella, mon enfant, qui a pu vous dire?...

ESTHER, de môme.

Est-ce vrai que, sans moi, vous seriez pair d’Angleterre, ministre?

SWIFT

Mais, je n’ai pas d’autre ambition que voire bonheur !

ESTHER

Est ce vrai que vous aimez tant celte femme? Est-ce vrai que, sans moi, vous l’épouseriez?

Qui vous a dit cela?

ESTHER

Elle, ici, à l’instant même.

SWIFT, avec fureur.

Elle!...

ESTHER

Elle m’a fait honte de ma faiblesse; elle m’a reproché de vous aimer. - ,

SWIFT

Oh ! c’est infâme !

ESTHER

Eh bien ! j’aurai du courage, mon ami ; j’essaierai de ne pas mourir.

* SWfFT,

Sa conduite est odieuse! Qu’ai-je à attendre d’une âme pareille ?

ESTHER

A-t-elle dit vrai, mon ami? a-t-cllc dit vrai?

SWIFT

Oh! les pressentiments qui me faisaient la fuir ne me trompaient pas... elle me vendrait comme elle vous tuait, Stella!

• . ESTHER

Me tuer!... Elle avait raison, si vous l'aimez.

SWIFT, marchant à grands pas.

Il n’y a qu’une réponse à lui faire, et je la ferai-, (Après un silence.) Stella, vouiez-vous être ma femme?

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